Je sors ce soir d'une réunion / apéro de ma boîte au cours de laquelle le bilan H1 nous a été présenté, ainsi que les perspectives H2.
H1 ? H2 ? L'anglais étant de mise, ces acronymes désignent respectivement le premier et le second semestre (first and second half).
Et bien ça a l'air d'aller, on ne se débrouille pas trop mal, même si un point noir subsiste, constamment éludé au cours de la présentation... On manque d'effectif...
Est-ce une constante du monde des SSII (Sociétés de Services en Ingénierie Informatique, prononcez SS2I) où est-ce l'état de la conjoncture actuelle ? Un peu des deux...
En effet, dans le monde à nouveau florissant des nouvelles technologies, la compétition fait rage, et au delà des problématiques pûrement commerciales, des questions de marge, de compétitivité, de rentabilité et de conquête de périmètres et nouveaux clients, il est fortà parier que les entreprises qui se distingueront seront plus celles aptes à fidéliser leurs employés que celles qui dégagent des bénéfices et du dividende pour leurs actionnaires.
Car les actionnaires possédant le capital de l'entreprise n'y sont liés que par une relation de pur ordre spéculatif, et de la part des employés, s'attendre à ce que les actionnaires, confrontés à un opération de type OPA protègent l'entreprise relève de la pure utopie...
Et que feraient les employés d'une entreprise française si elle était rachetée (par exemple) par une entreprise indienne ? Grande question à laquelle je n'ai pas de réponse universelle. On prétend les français chauvins, on a pas tord, et personnellement je préfèrerai quitter entreprise.
Mais quelques entreprises ont compris qu'il vaut peut-être mieux faire confiance à ses employés, et que les transformant en actionnaires on arrive à les motiver... C'est pas si mal que ça l'actionnariat salarié.
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