Pour l'exemple ?
Retour sur nos jeunes pyromanes...
Aujourd'hui ont été interpellés cinq personnes dont quatre mineurs, pour la plupart déjà connus des services de police, dans le cadre de l'enquète. Ces jeunes gens sont passibles de trente ans de réclusion si sont reconnus contre eux les faits d'incendie volontaire ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente...
Vous aller me dire 30 ans c'est beaucoup... Je sais, mais quand on pense que la vie d'une jeune femme de 26 ans est toujours incertaine et qu'elle gardera imprimées dans son corps les séquelles des actes d'imbéciles en quète de sensations fortes, qui pour pour d'obscures raisons ont décidé de mettre le feu à un bus, je pense que la peine est justifiée...
Nous sommes actuellement dans une époque ou d'irresponsables rebelles de tout poil commettent des actes stupides pour manifester leur mécontentement, pour canaliser leur aigreur, pour exprimer leurs pulsions. Et bien souvent au détriment des autres. Nous verrons bien la peine qui leur sera infligée, au moins cela les empêchera temporairement de nuire...
Par Dams, mardi 31 octobre 2006 à 11:07 :: Réflexions
Burn the city down...
Aujourd'hui à Marseille un bus a été incendié par une bande de jeunes adolescents, qui après l'avoir forcé à l'arrêt y on déversé de l'essence qu'ils ont enflammé avant de prendre la fuite...
Ils laissent derrière eux une jeune étudiante de 26 ans, grièvement brûlée sur près de 70% de la surface de son corps, entre la vie et la mort, maintenue dans un coma artificel par les médecins...
Je ne connais pas et ne discuterai pas les motivations de ces jeunes abrutis, mais espère seulement que leur acte ne restera pas impuni, qu'il provienne d'une stupide émulation style phénomène banlieue, de sournoises pulsions pyromanes ou simplement de ce que je qualifierai bêtement de connerie, escusez le mot...
Je ne puis m'empêcher de penser au texte cité dans "Sixteen" de No Doubt:
These children
They're really not bad most of them
They're just products of rotten neighbourhoods
And bad family situations...
Par Dams, lundi 30 octobre 2006 à 23:59 :: Réflexions
Elle me parle !
La carte-mère de mon ordinateur...
Non je sais ça fait rire au début, mais c'est très pratique...
Agée de quelques années, ce joli composant a la particularité de proposer en cas de panne un diagnostique de l'avarie écoutable via la carte son intégré, du style "System Failed CPU test", d'une voix de synthèse féminine des plus correcte...
Maintenant plus de honte, je partage le monde de ceux qui prennent à parti le matériel comme un individu...
Par Dams, dimanche 29 octobre 2006 à 23:59 :: Réflexions
Hide and Seek
Nos amis fumeurs commence à avoir des scrupules...
Ils se terrent, commence à se cacher... Autant il y a quelque temps les fumeurs s'affichaient en gare avec le plus grand mépris des affichages d'interdiction, comme bravant un interdit aux yeux de tous, autant maintenant ils n'osent plus trop, je ne sais pas si la répression a sévit mais maintenant ils se font bien plus discrets... Deux exemples :
Gare d'Austerlitz, RER C. L'homme est vétu de manière plutôt classe grand manteau bleu marine, recouvrant un costard cravate impeccable. Ses cheveux poivre-et-sel coiffés vers l'arrière à grand renfort de gel ou laque je ne sais, lui donnent un air italien, à la limite du parrain mafiosi... Il regarde qutour de lui l'air peu sûr de ce qu'il va faire, se calle dans un coin, sorte de renfoncement entre un pilône de soutien et la baie vitrée de la montée d'escaliers permettant en se faufilant de passer d'un quai à l'autre. Il est relativement caché de la plupart des autres usagers, sauf de moi et mon frère, étant donné que j'emprunte le petit couloir qu'il obstrue pour vérifier le quai de notre train. Puis il se lance, allume sa cigarette, la tien à l'envers, de sorte qu'elle est partiellement cachée dans le creux de sa paume, et fume précautionneusement, pour ne pas attirer l'attention. Puis il échange avec un autre fumeur sûrement des propos dont des bribes nous parviennent "difficile de fumer", "répression", "verbalisation", "ils n'hésitent plus"... Manifestement il n'a pas la conscience tranquille le pauvre...
Gare RER C de Bibliothèque François Mitterrand. La femme observe le quai, repère les lieux... Elle parvient à dénicher les yeux vides des caméras de surveillance, tel splinter cell (désolé pour la référence de geek) et finalement s'installe au pied d'une caméra, invisible aux yeux espions, accolée sur un poteau arborant un magnifique autocollant "Interdiction de fumer". Elle est aux aguets, savoure la nicotine qu'elle consomme avec un petit peu de culpabilité, et espère ne pas rencontrer de personne susceptible de la verbaliser.
Amis fumeurs, je vous plains...
Par Dams, samedi 28 octobre 2006 à 23:59 :: Rubrik-à-brak
9/11
Il a réussi, mon jumeau m'a mis de mauvaise humeur...
Il n'a rien fait en particulier, il m'a juste montré une vidéo, relatant les faits du 11 septembre 2001, le fameux jour qui a vu s'effondrer les tours symboles de la puissance américaine.
Cette vidéo de plus de 80 minutes expose les faits sous un éclairage quelque peu dérangeant, accumulant une série de détails qui font penser à une conspiration, à une profonde et sournoise manipulation des faits et de la réalité...
Je n'en dirais pas plus, à vous de vous faire une idée, la désinformation peut jouer à tous les niveaux, et certains faits ne peuvent pas être vérifiés, alors aller vous promener sur les sites suivants :
- en faveur de la thèse du complot : Loose Change, vidéo disponible sur google video : version anglaise, et version sous-titré fr.
- contre-attaque au sujet de cette thèse sur Screw Loose Change, vidéo associée.
A vous de voir, à vous de commenter... (gogo Padbol a troll is born ?)
Par Dams, vendredi 27 octobre 2006 à 14:13 :: Réflexions
Fe[mm|ss]es
De l'attirance de la gent féminine pour les parties postérieures charnus des hommes...
Ce soir en rentrant du boulot, j'ai surpris la conversation de deux demoiselles, assises devant moi dans le RER. Les deux femmes étaient en train de commenter la lecture de l'exemplaire du 20 Minutes du jour, mitraillant chaque page d'une critique acerbe ou d'une remarque cocasse.
Vient une page de publicité sur le nouveau jeu vidéo de football Pro Evolution Soccer 3 (PES3 pour les intimes), sur laquelle on peut voir entre autres la photo de Thierry Henri qui manifestement ne déplaît pas à l'une de ses demoiselles, et la conversation de s'orienter football et coupe du monde.
Les deux femmes disent avoir suivi quelques matchs, parlent comme des supporters novices jusqu'à ce que la conversation dérape... L'une des demoiselle de raconter l'affichage sur son lieu de travail d'un poster trouvé dans un magazine, poster ayant la particularité de présenter les joueurs de l'équipe de France sous leur meilleur jour, c'est-à-dire de dos "l'endroit qui nous intéresse" déclare l'une d'elle... Tous les jours de la coupe du monde, elle pouvait admirer les croupes des athlètes, mises en valeur par leurs shorts aux couleurs brillantes.
Et d'apprendre ou de réapprendre qu'une majorité de femmes semble accorder une grande importance aux fesses des hommes, je ne sais pas d'où ça leur vient, ce détail est un élément dépassant mon entendement masculin...
Il m'est arrivé de me promener avec des ami(e)s, et d'entendre les représentantes féminines de notre équipée parler entre elle, à la vue (de dos) d'un jeune homme en des termes que je résumerai d'un trait : "comme il a un beau cul...". Et il est étrange de remarquer que la notion d'homme callypige m'échappe totalement, notamment dans ce genre de situation, où je m'étais fait la réflexion : "je ne sais pas ce qu'elles trouvent aux fesses de ce mec, elles sont d'une platitude navrante..."
Je ne sais pas, mais à vous mesdames et mesdemoiselles, expliquez-nous ! 
Par Dams, jeudi 26 octobre 2006 à 23:59 :: Rubrik-à-brak
Dates citoyennes
C'est décidé, elles ont été choisies, les dates des élections présidentielles de 2007.
Nous voterons donc les 22 avril et 6 mai pour les premiers et second tour, suivis cinq semaines après par les législatives qui auront lieu les 10 et 17 juin, bien sûr tous ces jours sont des dimanches, et ce n'est pas parce que ce jour est non travaillé qu'il ne faut pas aller voter (type ils me volent mon dimanche !) bien au contraire !
Inscrivez-vous sur vos listes électorales afin d'accomplir votre devoir citoyen, même à voter blanc, le jeu de la démocratie requiert la participation de chacun pour s'exprimer pleinement (l'abstention n'étant souvent pas un moyen satisfaisant d'exprimer une insatisfaction...).
Par Dams, mercredi 25 octobre 2006 à 23:51 :: Informations
Formation éclair
Ce matin au boulot, 9h40, mon téléphone sonne... Je me dis aussitôt, encore une erreur de numéro tant il est rare que les appels que je reçois au boulot me soient destinés...
Mais non, cette fois-ci c'est pour moi, et c'est l'assistante de mon projet, qui me dit que je suis attendu pour une formation et que je suis en retard... Certe, d'habitude les formations commencent à 9h30, et je suis ponctuel, mais seulement quand je le sais AVANT 9h30, n'étant ni devin ni omniscient je ne peux pas savoir...
Je monte donc d'un étage vers la salle de réunion destinée aux formations, et y trouve le formateur du mois dernier, la porte est entrouverte je m'excuse en entrant et la formation reprend, le thème d'aujourd'hui, "la relation client".
Rapidement il s'agit aujourd'hui d'arriver à comprendre à quel point il est dur d'arriver à satisfaire un client, mais surtout parce qu'il est dur de le comprendre...
Il s'agit de démêler dans le discours du client les trois éléments suivants :
- Demande : requête formulée par le client à son fournisseur (au sens large).
- Besoin : ce dont a vraiment besoin le client, non formulé.
- Attentes : ce qu'il espère qu'on va lui apporter en plus sans le formuler.
Force est de constater que le plus dur est de trouver l'adéquation entre la demande du client et son besoin, tant la demande peut être exprimée sur un plan tout à fait différent du besoin et n'y répondre qu'indirectement, et de satisfaire les attentes, petit plus permettant d'améliorer les relations client et de fidéliser celui-ci.
Petit exemple (extrait d'un jeu de rôle du formateur) : vous êtes chez le client qui arrive affolé en vous demandant d'intervenir immédiatement, la génération de la paye a planté, il faut qu'elle sorte aujourd'hui. Il est prêt à vous tirer par la manche pour que vous le suiviez, il a besoinn de VOUS ! Si la demande du client est que vous agissiez tout de suite, interveniez sur site, pour trouver une solution en sortant la paye, son besoin n'est pas votre intervention, mais la résolution du problème, et pour cela se rendre compte que le mieux à faire n'est pas de se précipiter dans l'action, mais de prendre le temps de rassurer le client, le prendre en charge, appeler un de ses responsable, et seulement après agir, soit en allant diagnostiquer le problème si on en a les compétences, soit en agissant en tant que fournisseur de compétences et faisant intervenir qui de droit...
Je peux vous garantir que durant le jeu de rôles (répété plusieurs fois), les personnes ayant répondu à la demande sans extraire le vrai besoin se sont vite trouvés piégés par le formateur une fois devant le problème technique présenté, toujours hors de leur champ de compétences...
Moralité, s'il faut le plus souvent répondre oui à la demande, il faut toujours au préalable avoir cerné le besoin, pour être sûr de pouvoir y répondre...
Cela peut vous paraître trivial, mais ce n'est pas si évident que cela, je peux vous l'assurer.
Par Dams, mardi 24 octobre 2006 à 23:59 :: Informations
Trois en un (épisode RATP)
Encore un specimen...
A l'heure ou dans le cadre de sa campagne objectif-respect la RATP inonde ses couloirs de publicités mettant en scène l'homo-modernus et caricaturant les incivilités qui peuvent être commises par les usagers, on rencontre encore des individus dont le comportement est de l'ordre du nombrilisme désinvolte primaire et stupide...
Le phénomène en question est un professionnel du multitâches... et il enchaîne :
- en pleine station de RER A à le Défense, le voici parcourant les couloirs fièrement dressé sur sa planche de skate (extrait du rêglement de la RATP : "Dans le métro, les bus et trams, le R.E.R et le Funiculaire de Montmartre, l'utilisation de skate-boards ou de rollers est interdite, pour des raisons de sécurité, aussi bien dans les accès et couloirs que sur les quais et dans les véhicules"... amende de 38€ jamais appliquée...)
- la clope au bec il se promène dans ce lieu publique couvert, on se demande à quoi sert la loi anti-tabac (et rappelons que l'amende prévue et jamais appliquée pour refus d'éteindre sa cigarette dans un lieu publique est de 450€)
- pour peu qu'il jette son mégot par terre, c'est une amende de 183€ qui le guette...
Je ne sais pas s'il faut manier la carotte ou le bâton avec ce genre de personnes, mais un bâton de 671€ je pense que ça le ferait un peu réfléchir...
Par Dams, lundi 23 octobre 2006 à 15:53 :: Rubrik-à-brak
Quiz
Je ne vais pas ici vous proposer un quiz sur un thème quelconque, mais plutôt vous proposer une petite anecdote historique sur le mot Quiz en lui-même.
Le mot quiz désigne actuellement un "Jeu organisé selon un système de questions réponses"
On apprend dans le Wiktionnaire que le mot quiz vient du latin quies qui serait dérivé de qui es ? (« Qui êtes vous ? »), première question posée lors des examens oraux en latin. Le mot quiz apparaît, avec cette signification de "questionnaire" dans la langue anglaise en 1886, et est ensuite passé dans la langue française.
Des quiz il en existe une multitude, depuis le célèbre jeu de société Trivial Pursuit, en passant par les jeux télévisés "Questions pour un Champion", "Qui veut gagner des millions" ou encore "le maillon faible", ou le célèbre "Jeu des mille francs".
Mais la plupart du temps, répondre à un quiz est frustrant, en effet, qui n'est pas sorti d'une dure partie de Trivial Pursuit édition Genius en se disant "Je ne sais vraiment rien...", parce que les questions qui sont tombées ne faisaient pas partie de ses connaissances, et à vrai dire, certains quiz spécialisés sont encore plus méchant car sans une connaissance pointu du sujet il est impossible pour un humain moyen d'y répondre, saviez-vous par exemple que la vitesse particulière du Soleil (considérée par rapport à un ensemble d'étoiles voisines, appelé centre local des vitesses) est de 19,5 km/s vers la constellation d'Hercule ? Et quand bien même est-ce que ça va vraiment changer le goût de votre petit déjeuné ? 
Même si certains quiz sont délectables :
Bridgekeeper : What... is the air-speed velocity of an unladen swallow ?
Arthur : What do you mean ? An African or European swallow ?
Bridgekeeper : Huh ? I-- I don't know that! Auuuuuuuugh! (ne sachant pas il est projeté dans le vide)
Bedevere : How do know so much about swallows ?
Arthur : Well, you have to know these things when you're a king, you know.
From Monty Python and the Holy Grail.
Par Dams, dimanche 22 octobre 2006 à 23:59 :: Rubrik-à-brak
Mon PC se fait vieux
<vocabulaire technique type geek ON>
Il est des jours où mon vieil ordinateur est des plus facétieux. Il a quand même bientôt cinq ans le petit, et pour un ordinateur il devient vénérable (non pas qu'il faille le vénérer, mais il faut respecter son grand âge).
Il était pourtant des plus performants à l'époque... Processeur AMD Athlon 3200+, Carte mère ASUS A7V8X, 80 Go de disque dur depuis passés à 400, 512 Mo de DDR RAM à présent 1 Go, alimentation presque neuve puisque déjà changé au moins 3 fois, carte graphique GeForce Ti 4600 avec 128 Mo de mémoire dédiée...
Mais il a vieilli, les nappes IDE le ressentent, les ventilos soufflent fort, et régulièrement il a des problèmes d'allumage, quand il ne s'éteint pas tout seul de manière impromptue...
Et maintenant, on apprend que pour profiter pleinement de Vista, le prochaine système d'exploitation de Micro$oft, seront nécessaires un processeur puissant, de préférence Dual Core, 1 Go de mémoire vive serait le minimum, 2 Go pour être à l'aise, sachant que l'installation tient plus de 3 Go sur un DVD, combien de place disque sera requise ?
Force est de constater que la fameuse proposition « 640 K devraient suffire à tout le monde » (640 K should be enough for anyone) attribuée à Bill Gates est définitivement révolue... et que d'ici 2007 je vais peut-être avoir à renouveller mon parc matériel...
<vocabulaire technique type geek OFF>
Par Dams, samedi 21 octobre 2006 à 23:59 :: Informations
Vendredi...
Et encore un vendredi qui se présente, le temps passe (trop?) vite, la semaine dernière personne n'a gagné à l'Euromillion, et de 75 millions d'euros la cagnote atteint bientôt les 95 millions...
Et comme 100% des gagnants ont joué (oui Padbol, de même que les 100% de perdants...) et bien trois petites grilles ne créeront pas une abîme insondable dans mon budget, je peux me permettre de tenter ma chance... après tout j'ai une chance sur 76 275 360. Petites statistiques :
Il y a 36 possibilités de choisir 2 étoiles parmi 9 ([9 x 8] / 2 ).
Il y a 2.118.760 combinaisons de 5 numéros parmi 50. ([50 x 49 x 48 x 47 x 46] / [1 x 2 x 3 x 4 x 5] ).
L'un multiplié par l'autre, on trouve 76 275 360 combinaisons possibles à 5 numéros et 2 étoiles.
Il faut donc jouer 76 millions de jeux simples et différents pour être absolument certain de gagner le gros lot !
Vous trouverez plein d'informations passionnantes sur le sujet sur le site de LoteriePlus. Avis aux amateurs, faîtes vos jeux !
Par Dams, vendredi 20 octobre 2006 à 23:59 :: Informations
Le bon con...
Le RER A a la réputation d'être des plus infâmes, de par le sous-dimensionnement de ses rames en heure de pointe et la population de cadres ponctuée de jeunes et vieux cons n'ayant aucune considération pour leurs co-usagers qui la fréquente (mes excuses pour cette incartade grossière).
Et quand en plus les incidents techniques s'en mèle tout bascule... En cette fin d'après-midi, j'arrive en station de la Défense, pour y voir une large foule amassée, c'est mauvais signe... Le trafic est perturbé, encore un incident de voyageur, espérons qu'aucun être humain ne soit passé à la moulinette d'une rame de métro.
Une rame passe, trop de monde, je prendrai la prochaine... Celle-ci entre en station peu après, je m'y engouffre, suivi de près par une foule pressée de rentrer à la maison, qui achève de transformer la rame en une boîte de sardines à taille humaine, mais à ce niveau c'est encore supportable.
Une station plus loin, et rebelotte... Un petit nombre de personnes sort, et un plus grand nombre rentre, on teste en direct la compressibilité humaine. On pensait tous être arrivés à saturation, une sonnerie annonce la fermeture des portes, et un jeune home en costard cravate entre de dos, écrasant au passage une petite femme qui malgrè tout sourit à son voisin (apparamment un collègue de travail) en disant sur un ton de boutade un peu lasse "Je n'arrive même plus à bouger, le monsieur m'écrase". Ledit monsieur, jeune homme récemment embarqué, toise les occupants compressés de haut, n'a pas un mot ni un sourir pour le femme qu'il écrase, et semble tout empreigné d'un mépris qui ne lui va pas à ravir... Dans ma tête passe l'idée stupide (je l'avoue sans faiblir) de lui poser sur un ton acide une question du type "tu as fait une école de commerce catégorie jeune loup méprisant ?", mais je garde l'idée pour moi, on ne sais jamais, si c'est vrai le jeune loup peut mordre d'une fort bête manière...
Station suivante, moment de la délivrance, "Pardon, pardon, pardon" répète quelques personnes devant moi alors que nous essayons de sortir, mais ce n'est pas chose facile... En effet le jeune chacal (il mérite bien des noms d'animal celui-là) s'agrippe à la barre de la porte, occultant une grande partie de la sortie, ne daignant pas agir comme toute personne qui sait vivre dans la communauté des usagers des transports en commun, c'est dire sortir un moment pour laisser le passage...
Une première personne de le bousculer, une seconde, vient mon tour... Je crois que sa patience doit s'arrêter à trois, car lorsque je passe derrière lui en essayant tant bien que mal de me frayer un chemin vers la sortie, l'énergumène arrivé à bout m'offre au passage un petit coup de pied au niveau du talon... Je ne m'étais guère trompé sur son compte, seule modalité d'expression du misérable, la violence physique... Je me retourne une fois sorti, le fixe droit dans les yeux pour déclamer tout haut à son égard (ce fut plus fort que moi...) "Toi t'es un bon CON !", joignant par la parole une pensée sûrment partagée par les autres occupants de la rame que je quitte...
Le jeune requin ne m'a pas répondu, il s'est contenté de me jeter un air farouche et bête...
Par Dams, jeudi 19 octobre 2006 à 10:05 :: Réflexions
Linéaires et Cycliques
Les femmes sont cycliques, les hommes linéaires... Et pourtant ils arrivent à cohabiter ensemble...
Sournoisements dominés par nos physiologies, par nos productions hormonales et endocriniennes, nous adoptons les cycles de ceux-ci. Ainsi les femmes voient le plus souvent leur vie rêglée par un cycle de 28 jours, alors que la vie des hommes est une longue ligne droite.
Partant de la il est intéressant de se demander les conséquences d'une modifications de ces cycles... Bon il est vrai que modifier le cycle de l'homme est difficile, mais celui de la femme moins, toutes les femmes prenant la pilule le savent bien.
En effet, la pilule a un effet régulateur sur le cycle de la femme et ce n'est que d'une manière artificielle que l'on entretient celui-ci, par des variations des hormones ingérées, et un arrêt de la prise de celles-ci pour que les menstrues aient lieu. Mais actuellement la donne change, certaines femmes n'hésitent plus à "casser" totalement leur cycle en demandant à ce qu'on leur prescrivent des pilules dosées de telle manière que tout cycle disparaisse. Derrière l'indéniable aspect pratique de la chose (plus de rêgles = plus de petits tracas lors de celles-ci ?) on peut se poser des questions sur l'inocuïté de telles pratiques, tant sur le plan physique que sur le plan psychique.
Si sur le plan physique je me contenterai de penser qu'interrompre un phénomène naturel peut être dangereux, quid de la reprise du phénomène s'il est stoppé pendant longtemps ? Je ne sais pas trop. Néanmoins sur le plan psychique, en devenant linéaire, la femme peut tendre à se masculiniser encore plus, elle se dégage d'une de ses caractéristiques propres, et autant dans des cas particuliers l'interruption du phénomène peut être salvatrice (cas de rêgles douloureuses, migraines, anémies...) autant dans le cas général le symbole rejeté peut avoir des conséquences sur la psyché...
Et que vivent les apprentis sorciers !
Par Dams, mercredi 18 octobre 2006 à 23:27 :: Réflexions
THE camion
Arrêt quotidien dans une petite gare de banlieue parisienne, qualifiable de gare de campagne tant elle est au milieu de la verdure, en début de Beauce, là où l'urbanisation n'a pas encore sévit à outrance.
Près de la gare, immuable, un petit lieu de stockage à ciel ouvert, probablement une annexe du ministère de l'équipement, où sont entreposés en ordre de bataille des bobines de fil géantes, des tubes de calibres divers et variés, des pièces de béton armé, des poteaux, des pilônes, tout un nécessaire pour réparer et construire des éléments de voirie.
Mais ce matin, un élément détonne dans cet univers inchangé, une nouveauté significative, une incongrüité réjouissante. Garé au milieu du lieu de stockage, un camion et son chauffeur, jusque là rien de bien remarquable à un tel endroit, si ce n'est que le camion est... rose...
Au milieu de ces piles de béton, de ces tubes de plastique, il fait un peu hors-propos, irréel, absurde dans son rose bonbon ce petit camion-remorque, et c'est ce qui le rend si attachant
.
Par Dams, mardi 17 octobre 2006 à 20:13 :: Rubrik-à-brak
Esthéticienne
La demoiselle en face de moi est brune, cheveux tombant au niveau des épaules, yeux noirs de jais.
Cils surchargés de mascara, fond de teint relativement discret, lêvres maquillées bi-ton, contour d'un marron clair, intérieur brillant or argent, elle semble un peu trop maquillée.
Oreilles doublement percées, dans une première paire d'orifices sont accrochées deux lourdes boucles d'oreilles dorées de tendance Inca, la seconde paire se voyant agrémentée de deux diams des plus bling-bing... ongles manucurés nickel, on sent le temps passé à se pomponner.
Un top blanc sanc manches à bordures dorées couvre un soutient-gorge noir manifestement rembourré dont les bretelles dépassent de manière lache... (forcémement le top est très moulant...), un second top noir et blanc à manches courtes et large décolleté recouvre les épaules de la demoiselle, dont la taille est ceinte d'une large ceinture dorée. Un jean deux tons bleu marine / gris-bleu style age-washed complète la tenue, et les pieds de la jeune fille sont couverts par des bottes style fashion victime en cuir marron montant mi-mollet.
Que fait cette demoiselle ? Elle révise ses cours... Sur ceux-ci apparaissent tour-à-tour des instruments de torture - lampes à UV, stérilisateurs et autres lampes de Wood - des écorchés de coupe faciale des muscles de la tête, des schémas des 1001 façons de maquiller les yeux... J'aurais du m'en douter, c'est une étudiante en école d'esthéticienne...
Le temps passe, elle décroche à l'autre bout, commence à parler tout haut à ce que je suppose être son compagnon actuel, le ton monte, ledit mec serait encore loin de la maison, et arriverait chercher la demoiselle bien en retard, elle se fâche, en a marre, le menace, et lui dit que si c'est comme ça il ne la verra pas ni ce soir, ni demain, ni de la semaine... C'est beau l'Amour d'une esthéticienne.
Par Dams, lundi 16 octobre 2006 à 19:17 :: Rubrik-à-brak
Fog
Et encore une odeur d'automne...
Ce matin l'ambiance est humide... Le train filant dans la plaine révèle partiellement les immenses plaines de Beauce, sous le timide soleil levant. Peu-à-peu la vision devient floue, l'ambiance cotonneuse s'installe, et la nature aux alentours s'entoure d'un voile étouffant, recouvrant tout, plongeant le décor dans une fixité apaisante, atténuant les formes et les sons.
Tout est coton, ouate, feutre, les fantômes passent et repassent, une chape de calme s'est posée sur ce coin de terre.
A l'approche de la civilisation l'enchantement est rompu, tout redevient aigü, net, précis, l'urbanisation reprend sa place, chasse la brume, aller, on se réveille !
Par Dams, dimanche 15 octobre 2006 à 13:11 :: Rubrik-à-brak
Soleil Levant
Les jours raccourcissent, l'hiver approche.
Le train du matin parcourt la plaine alors que l'astre solaire commence sa course quotidienne dans le ciel.
Il est là, juste au dessus de l'horizon, rouge-orangé, énorme comme dilaté, offrant à l'aube un éclat doux permettant de le regarder les yeux dans l'oeil.
Le ciel autour de lui se charge d'une chaude lueur, s'éclaicissant au fur et à mesure de sa montée dans le ciel.
Nous ne somme quand même pas grand chose, et dire que l'astre qui nous éclaire mesure 1 392 000 km de diamètre moyen (12 756,28 km pour notre Terre), représente avec ses 1,9891×10^30 kg 99.86 % de la masse totale du système solaire, atteint des températures de l'ordre de 4200 kelvins en surface pour 14 millions au coeur, étant le siège de constantes réactions de fusion nucléaire.
Nous sommes bien peu de choses...
Par Dams, samedi 14 octobre 2006 à 23:59 :: Rubrik-à-brak
Superstitions
Le vendredi 13... Suivant que vous êtes optimistes ou pessimistes, supertitieux ou non, ce jour peut évoquer la chance, la déveine ou rien du tout...
Il est intéressant de constater la subsistance dans nos cultures de symboles d'obscures origines, agissant sur la fortune de chacun (fortune dans le sens fortuna ~ chance). D'autant plus intéressantes sont les origines de ces croyances, par exemple le vendredi 13. Ce mythe peut être l'aggrégation du symbole 13 et du vendredi, le 13 ayant une valeur négative le plus souvent dans notre culture chrétienne et dans l'antiquité, et le vendredi, jour de funestes actes chez les chrétiens. Cependant, l'association de ces deux symboles se retrouve dans la mythologie nordique, ou Frigga (ou Freya), déesse associée au jour vendredi et au nombre 13, (et comme par hasard au chats noirs par la même occasion).
Après il est vrai que ces symboles n'ont que la valeur que chacun leur accorde, et bien souvent peu de valeur, mais bon néammoins ce soir je joue à l'Euromillion...
Par Dams, vendredi 13 octobre 2006 à 13:04 :: Rubrik-à-brak
Cyclothymique
Qui l'eut crû ? Si on m'avait dit un jour que la lecture d'un horoscope dans un quotidien gratuit aurait ajouté une entrée dans mon vocabulaire, j'aurais ri doucement, au mieux adopté une attitude des plus dubitatives.
Pourtant ce matin, parcourant les prévisions fantasques des prédicateurs astraux, j'arrive à la catégorie des Poissons me concernant et bloque sur un mot... On me dit en substance d'être moins cyclothymique dans mon relationnel avec ma partenaire... Je veux bien, mais c'est quoi être cyclothymique ?
Ne pouvant rester plus longtemps dans l'ignorance, je m'empresse de chercher la signification du mot sur internet, petit new cuturelle donc :
Cyclothymique : du grec kuklos, cercle et thumos, état d’esprit, humeur, c'est une constitution psychique caractérisée par l'alternance de phases d'excitation euphorique et de dépression mélancolique. Le plus souvent, ces périodes d'humeur variables ne sont pas liées à des évènements extérieurs, et une personne considérée d'humeur changeante peut être considérée comme cyclothymique, mais si c'est pathologique on dira plutôt d'elle qu'elle souffre de psychose maniaco-dépressive.
Pour en revenir à l'horoscope, pas de souci, en ce moment je ne souffre point de cyclothymie, soyez en sûrs 
Par Dams, jeudi 12 octobre 2006 à 23:59 :: Rubrik-à-brak
Creux de charge
Autant dans Galathée, de MM. Jules Barbier et Michel Carré on peut lire :
"Ah ! qu'il est doux
De ne rien faire,
Quand tout s'agite autour de nous !"
Autant actuellement au boulot, le temps passé à se regarder dans le blanc des yeux pèse, après quelques semaines de charge, le creux est dur à passer, et on se rend compte que passer sa journée à se demander que faire est bien plus pénible que la passer à travailler comme un acharné...
Vivement une nouvelle vague...
Par Dams, mercredi 11 octobre 2006 à 23:59 :: Rubrik-à-brak
Trois en un (épisode sanitaires)
Scène anodine, au boulot.
Devant réaliser un besoin nécessaire à tout être humain, je suis devant l'urinoir des toilettes...
Un jeune homme entre, poussé par un besoin pressant, "loupé" doit-il penser en me voyant, urinoir déjà pris, il y a déjà un couillon qui pisse... tant pis, direction les toilettes...
Il allume la lumière, tire la chasse... avant toute action, pourtant en passant devant les toilettes ouvertes je n'avais pas vu de cadeau préalablement laissé par un utilisateur... il doit penser que son auguste urine mérite une eau fraîche, quel gaspillage... De mon côté ayant fini, séance lavage de mains, on frotte, frotte, frotte...
Et le jeune homme d'uriner avec force glouglou, visant l'eau au fond de la cuvette. Je suis certain que des psychologues peuvent avoir des thèses et théories intéressantes sur ce que révèle la façon de tout homme de procéder à la vidange de sa vessie, à développer...
Notre sujet retire la chasse, sort sans éteindre, se lave les mains en vitesse, sans savon, histoire de les rincer en somme, utilise un morceau d'essui-main papier, et s'en va. Je ne connais pas la différence d'impact environnemental du tissu papier jetable par rapport au rouleau tissu changé régulièrement, à investiguer.
Le spécimen qui vient de sortir a une conscience écologique faible, et hygiénique approximative, mais je ne me permettrais pas de le juger...
Par Dams, mardi 10 octobre 2006 à 23:59 :: Rubrik-à-brak
Anna Politkovskaïa
Il est des moments où on se dit qu'on vit une bien triste époque... Une époque où les idées tuent, ou l'opposition intellectuelle à un régime peut être synonyme de mort.
Anna Politkovskaïa était une journaliste russe de 48 ans, mère de deux enfants, reporter impliquée farouche opposant de Vladimir Poutine, impliquée dans la couverture des évènements de Tchétchénie, souvent jugée pro-tchétchène.
Anna a été assassinée le samedi 7 octobre, abattue à bout portant dans la cage d'escalier de son immeuble, par un homme à présent recherché par les forces de l'ordre russe. Je n'irai pas alimenter la polémique sur les sombres raisons ayant motivé un tel acte, entre suppressions d'éléments génants de l'opposition intellectuelle et diverses manipulations politiques, mais c'est triste de voir qu'on continue à tuer pour des idées...
Pour information, quelques chiffres de 2005 :
- 63 journalistes tués
- 5 collaborateurs des médias tués
- au moins 807 interpellés
- au moins 1308 agressés ou menacés
- au moins 1006 médias censurés
Le journalisme engagé, bien à côté des paparazzis, des pseudo-journalistes, des "ramasse-merde" (excusez la vulgarité) aura toujours ses figures emblématiques, souvent menacées, parfois censurées, et quelques fois hélas définitivement et sauvagement effacées de la scène par des actes d'une barbarie écoeurante....
Par Dams, lundi 9 octobre 2006 à 12:44 :: Réflexions
Dans un RER le dimanche soir..
Le train arrive en gare, je monte dans le wagon et bifurque dans le petit recoin à gauche, deux groupes de 4 places, avec une seule personne lisant en ces lieux. De la fantasy, un homme lisant un ouvrage de fantasy/science-fiction ne peux pas être mauvais me dis-je en pensant aux recommandations de mon père, craintif de des mauvaises fréquentations que l'on peut rencontrer un dimanche soir dans un RER de banlieue...
Le train se met en route, je ferme les yeux dans l'espoir de prendre un peu de repos, quand la porte à côté de moi s'ouvre, et passe successivement à côté de moi quatre CRS, comme quoi il n'y a pas que mon père qui doute de la sûreté des transports ce soir... Mais ça rassure de voir quatre grands gars à l'air patibulaire mais presque chargés de la défense du faible et de l'opprimé.
Une gare plus loin, un jeune black entre, la casquette haut perchée sur le crâne, blouson en jean, roulement d'épaule type 93, petit sac de sport rouge au bras, il s'engouffre dans la rame et part immédiatement à l'autre bout pour passer dans le wagon suivant, comportement louche même si habituel...
Prochain arrêt, une autre grand gaillard monte, interpellé aussitôt par un homme bien vétu, noir aussi, mais dont la voix chevrottante a des relents (acoustiques...pour le reste pas vérifié) d'alcool... Il demande si le train passe par une gare que je sais être à 3 arrêts de là ou nous sommes, mais le jeune homme interpellé soutient que non à l'alcoolisé, pour je ne sais quel sombre raison, mais celui-ci monte quand même dans la rame, mû par quelque instinct primaire et conseils préalablement reçus.
A chacun des arrêtes suivants il grommelle le nom de sa station ou un "ou qu'on est ?" des plus étranges, un jeune homme ainsi interpellé lui a répondu un "je ne pas comprendre" sentent bon les pays de l'est...
Arrivés à la station de l'attraction de ce voyage, je vois quelques voyageurs s'apprétant à descendre, et comme amusés, ils rient en voyant le pauvre homme aux prises avec l'alcool. Ils descendent en prononçant tout bas le nom de la station, comme pour jouer, provoquer l'homme qui somnole à moitié, je me lève et lui donne une légère tape sur l'épaule en lui disant qu'il est arrivé. Emergeant il se lève et titubant un peu descend sur le quai, comme surpris de se trouver à bon port, et reste là, ne sachant pas trop où aller...
Le reste du voyage se déroule de manière bien plus conventionnelle, mis-à-part le jeune homme au sac rouge du début qui me gratifie de deux passages d'inspection des wagons, et qui continue sa surveillance alors que je quitte le train lorsqu'arrivé à bon port, il m'est d'avis qu'il préparait quelque séance de peinture sur RER, extasie artistique de fin de soirée...
Par Dams, dimanche 8 octobre 2006 à 23:59 :: Rubrik-à-brak
Ramasse !
Il est comme tout personne dans sa situation, songeur, pensif. L'air interrogé devant le distributeur de boissons et friandises il se demande bien quel produit sera le plus à même dépancher une faim qui le tiraille, une envie de manger qui l'assaille, un désir de sucré ou de salé qui l'a poussé devant l'imposant coffre à trésor gustatifs.
Il est indécis, penche la tête, finalement insère dans la machine quelques pièces, regarde une dernière fois les produits disponibles, semble peu sur de son choix avant de finalement composer le code correspondant à son produit.
Kinder Bueno, bon choix, non pas que j'ai à coeur de faire la publicité de ce produit, mais comme leur nom l'indique, c'est quand même bon les Kinder Bueno, enfin je les aime bien devrais-je dire, rien n'est absolu (ou presque) en ce bas monde.
Le voici donc, tirant sur le petit fil rouge permettant l'ouverture du premier emballage, une fois celui-ci fendu dans toute sa longuer, il en extrait les deux longues barres, composées d'un coeur au lait et aux noisettes, d'un délicieux chocolat, et d'une gaufrette légère et croustillante (cf kinder).
Et alors, non sans avoir lancé aux alentours un regard qui me semblât tout d'abord humain puis devint bovin suite à l'acte qui suit, l'australopitèque laisse délicatement tomber à terre le premier emballage, après tout doit-il se dire, il y a des gens payés pour ramasser...
S'en suit le déballage de chaque barre, consommées en marchant, alors que l'idiot trace sa route, marquant sa trajectoire par le dépot des emballages successivement otés pour l'accès aux friandises tant convoitées...
Il est peu probable qu'un agent des forces de l'ordre ne traîne en ces lieux, dommage pense-je, j'aurais bien aimé voir entrer en application la loi punissant de 183€ d'amende le jet d'objets salissants par terre, emballages, mégots, détritus divers et variés... et le contrevenant ne sera sanctionné que par l'experssion distinguée de mon plus profond mépris (dont il a, je vous l'assure, plus que rien à faire...)
Par Dams, samedi 7 octobre 2006 à 23:59 :: Réflexions
Vie publique / vie privée
Je me rend compte actuellement qu'un blog est bien hypocrite, enfin non malhonnète, enfin non...
Un blog est comme toute personne, le reflet de ce qu'il veut bien dire de lui, de ce qu'il se cache et de ce qu'il cache aux autres. Loin d'être un étalage de vie privée, c'est une sélection de ce qu'on veut partager avec les autres, de ce qu'on veut qu'ils sachent de nous.
Et force est de constater que l'aspect publique d'un blog, visible par de nombreux inconnus et connaissances limite de manière substancielle le contenu possible des articles, il est des choses dont j'ai envie de parler à des personnes que je connais personnellement, mais qu'il me gènerait d'afficher à tout le monde, par pudeur, respect et sûrement exhibitionnisme tout relatif.
Une seule solution donc pour vraiment en savoir plus sur une personne, le connaître personnellement.
Par Dams, vendredi 6 octobre 2006 à 23:59 :: Réflexions
Interdit d'interdire
Il est des moments ou la technologie est insupportable.
Depuis maintenant un peu plus de deux mois, l'entreprise dans laquelle je travaille a instauré une sorte de système de protection visant à limiter l'accès aux applications gourmandes en bande passante, ie streaming et autres téléchargements. Certains sites sont ainsi filtrés par les routeurs, et une tentative d'accès à ceux-ci abouti à l'affichage d'une page contenant les termes suivants :
Access Denied (policy_denied)
Ce site n'est pas autorisé.
Your request was categorized by Blue Coat Web Filter as 'Open Image/Media Search;Streaming Media/MP3s'.
If you wish to question or dispute this result, please click here.
Bien sûr la classification du contenu est à la charge des administrateurs, et les éviction du droit d'accès des sites aussi... Sauf qu'après les catégories 'Open Image/Media Search', destinée à exclure les téléchargements, 'Streaming Media/MP3s' pour tuer radioblog & co, 'Adult/Sex', no comment, 'Games' pour les jeux, 'Software Downloads' pour les logiciels, vient d'apparaître une petite soeur en la personne de 'Blogs/Newsgroups', et de se révéler la véritable politique de l'entreprise (feignons un instant la candeur de la découverte...), à savoir non pas limiter l'occupation de la bande passante à des fins non professionnelles, mais l'utilisation d'internet tout court à des fins personnelles, synonymes de perde de rentabilité et de temps, donc d'argent pour la société...
Reste à espérer que des erreurs ne seront pas commises et des sites utiles rangés au mauvais endroit et rendus inaccessibles...
Par Dams, jeudi 5 octobre 2006 à 14:51 :: Réflexions
Répliques...
Il est des répliques de films qui laissent une trace, ci-après une petite sélection variée et hétéroclyte de quelques favorites issues de films tout aussi variés :
Dialogue entre Malicia Addams et une mère de famille in Addams Family Values :
- Wednesday's at that very special age when a girl has only one thing on her mind.
- Boys ?
- Homicide.
Raoul Volfoni in Les Tontons Flingueurs :
- Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver. Éparpillé par petits bouts façon puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je ne correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile.
Otis in Astérix et Obélix : Mission Cléopatre :
Mais vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous je dirais que c'est d´abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi. Et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée. Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer.
Alors ce n'est pas mon cas, ce que je disais, là, puique moi au contraire j'ai pu, et je dis merci à la vie, je dis merci, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour avec la vie. Et finalement quand beaucoup de gens me disent aujourd'hui "Mais comment fait-tu pour avoir cette humanité ?" et bien je leur répond très simplement "C'est ce goût de l´amour", ce goût donc qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? peut-être simplement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi.
Le truand et l'Homme sans nom in The Good, The Bad and the Ugly :
- There are two kinds of people in the world, my friend: Those with a rope around the neck, and the people who have the job of doing the cutting. [...]
- You see, in this world there's two kinds of people, my friend: Those with loaded guns and those who dig. You dig.
John Mac Lane in Die Hard (piège de cristal, je suis preneur de la version originale de la réplique !) :
- Sur 9 millions de terroristes dans le Monde j'en tue un il a les pieds plus petits que ma soeur !
Le soldat Tassin in La 7ème compagnie :
- J'ai glissé chef !
Gunnery Sergeant Hartman et Private Cowboy in Full Metal Jacket :
- How tall are you, private?
- Sir, five-foot-nine, sir.
- Five-foot-nine, I didn't know they stacked s*** that high.
Un forte femme in Million Dollar Baby :
I'm 32, Mr. Dunn, and I'm here celebrating the fact that I spent another year scraping dishes and waitressing which is what I've been doing since 13, and according to you I'll be 37 before I can even throw a decent punch, which I have to admit, after working on this speed bag for a month may be the God's simple truth. Other truth is, my brother's in prison, my sister cheats on welfare by pretending one of her babies is still alive, my daddy's dead, and my momma weighs 312lbs. If I was thinking straight I'd go back home, find a used trailer, buy a deep fryer and some oreos. Problem is, this the only thing I ever felt good doing. If I'm too old for this then I got nothing. That enough truth to suit.
Bernie in Bernie :
- j'm'appelle Bernie, j'ai 29 ans bientôt 32.
Lester Burnham et sa fille Jane in American Beauty :
-So Janie, how was school?et pendant le repas de famille, mythique entre Carolyn Burnham et son mari, parlant à leur fille :
-It was okay.
-Just okay?
-No dad, it was spectacular.
-Your father and I were just discussing his day at work. Why don't you tell our daughter about it, honey?
-Janie, today I quit my job. And then I told my boss to go f*** himself, and then I blackmailed him for almost sixty thousand dollars. Pass the asparagus.
-Your father seems to think this type of behavior is something to be proud of.
-And your mother seems to prefer I go through life like a f***ing prisoner while she keeps my dick in a mason jar under the sink.
-How dare you speak to me that way in front of her. And I marvel that you can be so contemptuous of me, on the same day that you LOSE your job.
-Lose it? I didn't lose it. It's not like, "Whoops! Where'd my job go?" I QUIT. Someone pass me the asparagus.
Ce qui est dur dans ce genre d'entreprise, c'est de résister à l'impossible tentation de l'exhaustivité... Mais libre à vous de rajouter vos best-of !
Par Dams, mercredi 4 octobre 2006 à 22:00 :: Rubrik-à-brak
Brèves de rame
La rame s'arrète en gare, la demoiselle téléphone, elle attend, ça décroche, "t'es où ?". Les portes s'ouvrent, des inconnus quotidiens entrent. Elle penche la tête dehors, "tu y arrive... Je te vois ! Monte !" Les portes se ferment, elle raccroche, elle sourit, elle va chercher une place et rejoindre l'arrivant(e), ami(e) / amour, Dieu seul sait.
Il discute, hier soir ou la semaine dernière il a vu un film qui lui a plu. "Chat noir chat blanc" d'Emir Kusturichat...
Il est arrivé, sa correspondance quotidienne est là, il se lève et commence à partir. "Attendez !" dit-elle. "Vous oubliez votre parapluie.". "Oh, merci, beaucoup, je manque toujours l'oublier, j'ai failli faire le bonheur de quelqu'un". Et son propre malheur, dehors le temps est bien à la pluie...
Elle semble parler toute seule, elle lit un petit calepin, s'arrête, ferme les yeux, les rouvre... Elle semble s'adresser à quelqu'un, le visage tour-à-tour soucieux, concentré, apaisé, elle hausse les yeux au ciel, les replonge dans son petit livre, dans lequel j'observe des petites feuilles de papier collées à chaque page. Sur la première d'entre elle je lis un mot avant de sortir de la rame : "Prière"...
Les portes vont se fermer, la rame est déjà pleine à craquer. Seules restent de petits espaces entre moi et mon voisin proche quand un couple de jeunes cadres arrive et se faufile dans l'interstice. Les portes se ferment, suivies d'une légère compression des passagers. Le jeune couple se retrouve coincé, face à la vitre... "Ce n'était pas une bonne idée" dit la demoiselle, que la compression incommode légèrement. "Je veux retourner en vacances ! C'est de pire en pire ici". Elle soupire en regardant son ami puis moi, comme en quête d'approbation. "Non, c'est pareil" lui réponds-je, "Sauf que c'est après les vacances...". La demoiselle de sourire, et de se perdre dans ses pensées en regardant dans le vague la noirceur des tunnels...
Il est entré, volume à fond dans ses écouteurs, il lit l'équipe, le sport en France se porte bien, chanson suivante, le volume n'est pas le même, ses tympans lui signalent sûrement qu'il est à la limite du seuil de la douleur, il jette un regard autour de lui, croise le mien, baisse le volume de son lecteur mp3 avec un air coupable, et se replonge dans sa lecture.
Elle se rapproche de lui, collé-serré, lui saisit le poignet afin de voir quel est le roman qu'il tient dans la main, sourit, lui parle un peu. Lui reste comme perdu dans ses pensées, le regard dans le vague en face de lui, il semble répondre en mode automatique, distant. Elle le dévore du regard, ses yeux, sa bouche, son torse, dans leur intimité au milieu de la foule elle semble hésitante. Elle se rapproche, tente un petit baiser sur la joue, il ne réagit pas, elle continue pendant d'interminables secondes à observer son amoureux, fixant ses lèvres, comme attendant quelque chose... "Embrasse-là idiot !..." mais non je ne l'ai pas dit, bien que cela me démangeât au plus haut point. Décidément il est des hommes qui ne sont pas assez (à mon goût) à l'écoute de leur partenaire... Et alors que les portes s'ouvrent les voilà partis, même pas main dans la main...
Les portillons de sortie approchent, devant moi, une demoiselle insère son ticket pour obtenir leur ouverture. Manque de chance, c'est un ticket de métro et La Défense est toujours en zone trois, les portes restent closes... Elle se retourne et se retrouve face-à-face avec moi, déjà prêt à passer mon badge. Je lui lance un grand sourir et un "Passez devant !", elle semble hésiter, puis elle refait volte-face alors que badgeant j'ouvre les portes et permet sa sortie, m'engageant fraudulement après elle. Elle me remercie avant de disparaître dans la foule, me laissant une impression coupable, je l'ayant en quelque sorte forcé à frauder...
Mon trajet dure une heure, mais que cette heure est riche quand on prend le temps de la savourer...
Par Dams, mardi 3 octobre 2006 à 08:43 :: Réflexions
RATP humanum est...
Il y a des jours où on leur mettrait bien des baffes aux responsables des transports de la RATP.
Ce matin, 7h29, le train de 7h32 est affiché avec un retard conséquent, avec un passage à 7h44 il se retrouve relativement près de son successeur, c'est mauvais signe...
Vers 7h40 il est annoncé "à l'approche" sur les écrans d'affichage et une partie de la foule maintenant dense se presse au bord du quai. Les écrans servant au conducteur pour contrôler l'embarquement s'allument, signal de l'arrivée imminante du RER, et en effet nous le voyons poindre au loin, mais vite, trop vite, bien trop vite...
Et le train de passer à pleine vitesse, sur les rails les plus proches du quais, à moins d'un mètres des passagers les plus avancés... L'affichage annonce malicieusement "à quai" alors que le train file direction Paris, sûrement pour ne s'arrêter qu'à la prochaine gare de dimension acceptable...
Alors là... Autant j'excuse facilement la RATP/SNCF lorsque des évènements imprévus perturbent la circulation... Autant j'accepte de bonne grâce leur incompétence lorsque le seul message d'explications à l'égard des voyageurs se résume à "Incident de personne en gare de [Gare1], le trafic est fortement perturbé, les trains à destination de [Gare2] ne circulent plus jusqu'à nouvel ordre", autant là je trouve leur comportement un peu criminel... Qu'un train soit en retard je veux bien, qu'un train ne s'arrête pas en gare aussi... Mais qu'un train fonce sur la voie accolée au quai, sans annonce, alors qu'il est sensé s'arrêter, désolé, mais c'est une erreur de communication dangereuse et presque intolérable...
Que la gestion de la communication en cas d'incident technique soit exécrable passe encore, mais mettre en danger les usagers des transports en commun sous prétexte que le train doit rattraper son retard tient à la limite de la faute professionnelle, les responsables ont bien eu de la chance de ne pas voir un passager happé au passage du train, les conséquences sur leur carrière auraient fortement été compromises...
RATP/SNCF, à nous de vous faire préférer l'avion, la voiture, la marche à pied, le vélo, la trottinette....
Par Dams, lundi 2 octobre 2006 à 09:41 :: Réflexions
Ca s'est passé un premier octobre...
En grand mal d'inspiration pour ce billet que sûrement personne ne lira jamais je me permets une solution de facilité, une chronologie de ce qui s'est passé un premier octobre...
- 1 octobre -331 : Victoire d'Alexandre le Grand, roi de Macédoine sur le roi de Perse, Darius III à Gaugamèles en Mésopotamie.
- 1 octobre 1684 : Mort à Paris de Pierre Corneille, auteur du Cid, à l'âge de 78 ans.
- 1 octobre 1796 : Les provinces belges, soumises depuis 1713 à l'autorité de l'Autriche, sont incorporées à la République française. Neuf nouveaux départements sont formés : Lys (Bruges), Escaut (Gand), Jemmapes (Mons), Deux Nethes (Anvers), Dyle (Bruxelles), Meuse-Inférieure (Maëstricht), Ourthe (Liège), Sambre-et-Meuse (Namur), Forêts (Luxembourg).
- 1 octobre 1800La Louisiane (re-)devient française, par le traité de San Idefonso signé entre l'Espagne et la France le territoire espagnol de la Louisiane est restitué aux Français.
- 1 octobre 1936 : Le générallissime Franco s'auto-proclame "Caudillo", et sonne le début de la dictature en Espagne, qui durera jusqu'en 1975.
- 1 octobre 1946 : Fin du procès du Tribunal militaire international de Nuremberg (20 novembre 1945 au 1er octobre 1946)
- 1 octobre 1949 : Naissance de la République populaire de Chine. Devant des centaines de milliers de personnes réunies sur la place Tiananmen, à Pékin, Mao Zedong proclame l'avènement de la République populaire de Chine.
- 1 octobre 1958 : En France, le courant politique gaulliste, dispersé depuis la dissolution en 1953 du R.P.F. (Rassemblement du peuple français), se regroupe au sein de l'U.N.R. (Union pour la nouvelle République).
- 1 octobre 1960 : Indépendance du Nigeria.
- 1 octobre 1976 : Au cours du Mondial de l'Automobile, Citroën présente sa DS à Paris.
- 1 octobre 1967 : Les écrans de télévision français s'affichent pour la première fois en couleur.
- 1 octobre 1969 : Le Concorde franchit le mur du son.
- 1 octobre 1977 : Adieux du roi Pelé au football, sur son 1281ème but.
- 1 octobre 2000 : Cérémonie de clôture des XXIVes jeux Olympiques d'été de Sydney. La délégation française a obtenu trente-huit médailles, dont treize en or.
Mine de rien il s'en est passé des chose un premier octobre... Je me demande bien si celui de 2006 entrera dans l'histoire, rien de bien transcendant aujourd'hui...
Par Dams, dimanche 1 octobre 2006 à 19:19 :: Rubrik-à-brak