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Tu penses donc Tu écris.


Pendaison de crémaillère

Debout 10h30 après une courte nuit, il s'agit aujourd'hui de gagner Lyon dans la journée, au programme de la soirée, pendaison de crémaillère chez un ami de mon frère.

On passe prendre une douche et récupérer nos affaires, après un passage en boulangerie pour amener croissants et pains au chocolat à l'hôte de nos bagages, puis départ direction la gare.

Les sandwitchs sont avalés aussitôt achetés, le train de 14h18 nous accueille en compagnie d'un troisième participant de la crémaillère de ce soir, et un tarot à trois permet au voyage de rétrécir de manière significative (même si subjective)

Arrivés à Lyon Part-Dieu direction Grange Blanche où des visages connus puisque rencontrés la veille nous accueillent, l'après-midi est joyeuse, jeu de plateau, console, c'est le retour du ludique ! Puis le soir après quelques courses, barbecue, gauffres, encore un jeu de plateau et une petite coinche, vers 4h30 du matin il est peut-être temps d'aller se coucher, on déplie 2 des 3 clic-clac, et 5 mecs à dormir dessus ça promet, ça chahutte comme des gamins, vers 5h30 peut-être on a du dormir, et à 10h déjà levés...

C'est beau la jeunesse :)

C'est pas trop tôt...

Enfin, ça y est mon frangin a son diplôme !

Aujourd'hui j'ai pris ma demi-journée, direction Grenoble, où je retrouve la famille, et avec le twin on part poser nos affaires chez un ami.

Sur le coup des 19 heures nous voici au pied des oeufs de Grenoble, en costard cravate, accueillis par trois charmantes demoiselles qui contrôlent les arrivants. Petite montée en cabine donc, nous arrivons en vue du restaurant ayant la vue la plus imprenable sur Grenoble que l'on puisse trouver. Nous y retrouvons des connaissances précédemments rencontrées en Finlande (comme le monde est petit...) et passons un temps à chercher où s'installer, nombreuses sont les tables de 10, le choix est dur. Petit punch pour l'accueil, puis la salle se remplit peu-à-peu, on déménage sur une table de 15, et enfin le repas démarre, dans la bonne humeur.

Au menu : casollette de raviolles gratinées, suprème de volaille aux écrevisses, glace à la Chartreuse, café. Des vins rouges à 12.5 (Côtes-de-Rhône villages honnête) et 14.5 (piquette rapeuse) accompagnent les plats. Deux petites bouteilles de champagnes et la musique commence à se faire entendre, c'est parti, nous envahissons la piste.

Sur le coup des 2h30, nous rentrons (à 7) chez un ami pour un after, après avoir rencontré trois demoiselles nous raccompagnons deux d'entre elles chez elles, l'une non loin, la seconde qui vient de se faire voler son vélo est déposée au pied de chez elle près du parc Paul Mistral, heureux de l'avoir raccompagné, le coin est un peu mal-famé (une voiture remplis de jeunes cons -et je pèse mes mots- s'est quand même arrêtée en nous croisant et le mot "salope" a fusé avant que lesdits crétins ne repartent en trombe, sûrement contents de leur effet, décidéments il y a des personnes dont l'avenir est incertain, tout comme l'utilité...)

Tôt le matin après cette bonne balade grenobloise, la fatigue gagne, séance gonflage de matelas, construction de lit de fortune avec 2 fauteuils, et les cinq survivants s'endorment vers 4 heures du mat.

Vas courir !

Après ce wejour irlandais sportif, je suis fourbu, courbaturé, je me sens vieux et physiquement pas au top...

C'est décidé, quand le frangin arrive sur Paris, plus d'excuses du type "aller courir seul c'est rébarbatif, blah-di-blah"

Donc les week-end de beau temps, nous irons parcourir les plaines de Beauce ou les parcs parisiens histoire de s'entretenir un peu, tant qu'on est jeunes autant ne pas se laisser aller à la paresse...

Avis aux amateurs, plus on est de fous mieux on court ^_^

Du savoir vivre en entreprise

Où comment mieux se sentir en tant que RESSOURCE humaine...

Déjà annoncé depuis la semaine dernière, la visite du client en nos locaux a eu lieu en milieu de l'après-midi. On nous avait prévenu, il fallait être sages, une bonne équipe de la clientèle allait passer pour visiter "leurs" équipes, et voir les personnes qui travaillent pour eux dans leur environnement naturel...

En effet, cette visite ressembla à s'y méprendre à une visite de zoo, quelques voix de personnes qui arrivent, celle du responsable de notre entreprise qui présente rapidement les fonctions de notre open space, les clients sont silencieux, pas un bonjour, pas un merde, ils observent leurs ressources comme ils observeraient des animaux en cage, dépersonnalisés, comme réduit à de simples ressources, nous sommes assimilés à nos rôles et à nos locaux, réduit à une usine de production...

C'est peut-être encore un énième produit de mon hypersensibilité (susceptibilité?) mais après mes formations comportementales sur le travail en équipe et les rôles d'encadrement je trouve mes supérieurs en dessous de tout, aucun tact, aucun savoir vivre, ils pourraient diriger des équipes de robots, ça ferai le même effet...

Il est beau de vivre dans une grande entreprise qui manque de savoir vivre ;)

Côme et Damien

Aujourd'hui comme tous les 26 septembre, c'est la Saint Côme et Damien, petit intermède culturel tout d'abord.

Côme et Damien étaient des jumeaux nés dans la ville d'Egée au cours du troisième siècle de notre ère. Ils avaient reçu des dons de guérisions qu'ils prodiguaient sans contrepartie, et s'étant rendus célèbre ils furent convoqués par le proconsul Lysias, qui devant leur refus chrétien d'immoler aux idôles décida de les torturer, mais rien n'y fit, ils étaient insensibles aux tortures des mains et pieds, enchaînés et jetés à la mer ils furent sauvé par un ange, mis au bucher les flammes s'en détournent pour brûler la foule, suspendus au chevalet ils ressortent indemnes, les pierres comme les flèches les évitent et repartent vers leur envoyeur, ils sont finalement décapités en place publique...

Comme beaucoup d'histoires de saints martyrs, celle-ci ressemble à une fable, et je ne sais pas le crédit qu'il faut y apporter, je me contenterai de garder les messages chrétiens d'entraîde et de désintéressements face aux choses matérielles évoqués, car dans toute histoire de Saint c'est l'exemplarité du comportement de ceux-ci qu'il faut retenir.

Ne voyez pas ici une quelconque tentative de prosélytisme de la part de l'agnostique convaincu que je suis (agnostique convaincu... qui a dit antinomie ?), mais la vie des saints a quand même une grande place dans la culture et l'inconscient collectif de notre pays, accordons lui une place méritée.

Back to Eire J4 and Back to France

Le réveil à 7h30 est un peu raide, douche rapide puis petit déjeuné. Le taxi réservé pour 8h15 arrive à 8h05, nous bousculant quelque peu, le temps de finir de se préparer et de dire au revoir à notre gentille hôte et nous voici partis direction l'aéroport.

Un brin de shopping pour ramener quelques souvenir et on embarque sur le coup de 10h30 comme prévu. Le décollage se fait attendre, on apprend qu'un passager a un problème avec ses bagages, nécessitant un vidage des soutes, puis que notre avion est dixième dans la file d'attente du décollage, bon an mal an nous décollons avec 50 minutes de retard.

1h25 plus tard (et une heure de décallage horaire en bonus) il est 14h quand nous arrivons à Beauvais. L'agent chargé de vérifier la validité de ma carte d'identite (agée de 9 ans quand même) passe quelques minutes à l'observer, l'air dubitatif, comparant la photo à l'individu mal réveillé et pas rasé depuis quatre jours qui se présente devant lui, avant finalement de décider d'accorder au suspect le droit de passage... Le temps de reprendre la voiture et nous voici en route sous la pluie pour rentrer sur Paris.

A l'arrivé, loques en puissance nous préparons une collation rapide sous l'oeil du colloc de Padbol, repas simple : carottes rapées, sandwitchs jambon et yaourt, puis coma jusqu'à 16h où je décide de rentrer chez moi.

Dans le RER, j'appelle une amie à qui j'avais acheté un petit rien en Irlande, et prend rendez-vous avec elle, vive l'improvisation. On se pose aux arènes de Lutèce, et assis sur notre banc nous observons la faune parisienne, les specimens devant nous mérient quand même une grande attention... Il s'agit d'une bande de jeunes dans la 18-20ène quelques-uns en costard, joyeux drilles, qui se provoquent, qui zonent, parlant avec un fort accent à mi-chemin entre le parler pied-noir et le langage de banlieue. Parmi eux de fortes femmes, l'une d'entre elle semble avoir un caractère bien trempé, après avoir accueilli une de ces amies pas un "Ma fille ! comme tu est belle, ta mère elle t'a laissée sortir comme ça ?" retentissant, elle nous gratifie d'une scène mémorable :

Elle demande à l'assemblée : Qui fait ramdam ici ?
Un jeune homme de répondre timidement "Moi..."
Et la demoiselle, se précipitant vers lui lance : J'vais t'niquer ramadan ! Je vais te violer !
S'en suit une petite course poursuite fort sympatique.

Décidément la jeunesse nous étonnera toujours...

Back to Eire J3

En ce dernier dimanche de septembre, un match pour l'honneur à jouer, fatigués nous n'avons pas assisté à l'intégralité des demi-finales.

Programme complet :
11.00 : 1st vs 4th, soit Ireland contre St Pats
11.40 : 2nd vs 3rd, soit DIT contre Swiss
12.20 : 5th/6th playoff, soit nous face à UCD
13.30 : 3rd/4th playoff
14.45 : Ladies Match - Ireland vs DCU/others
16.00 : FINAL

Finalement première demi-finale remportée par St Pats sur Ireland, seconde par DIT sur Swiss.

Le premier playoff est remporté par notre équipe composite qui commence à retrouver ses sensations et assomme UCD avec une avance finale confortable de 12 buts, trop facile (mais j'ai mal partout u_u).

Le match pour la troisième place voit s'effondrer l'équipe Ireland face à Swiss, le sport réserve parfois des surprises, et l'équipe universitaire nationale de se retrouver à la plus mauvaise place, quatrième...

Vient ensuite un match de filles, la jeune équipe universitaire irlandaise affrontant une équipe reconstituée de joueuses de DCU, les jeunes demoiselles (dont le cri d'encouragement incompréhensible avant le début du match a été malicieusement interprété en "we're all under eighteen !" pa votre serviteur ;) ). Mais les jeunettes ne se débrouillent pas trop mal, largement favorites face à l'équipe de DCU, moins habituée à jouer ensemble mais se défendant bravement, loin d'être ridicules.

Vient ensuite la finale hommes, remporté de manière prévisible par DIT (pour mémoire ce sont les champions d'Irlande en titre...), relativement bonne équipe avec de grand arrières comme on les aime, bourrins à souhait, aux tirs des 8-9 mètres redoutables.

Une fois la coupe remise, les terrains rangés et nettoyés, nous disons au revoir au joueurs et profitons de l'amabilité d'une joueuse allemande qui rempli sa voiture de voyageurs à destination de Blanchardstown.

Nous y rejoignons notre hôte et son copain, une pause et nous partons pour le restaurant, au programme, italien. La nourriture est bonne même si un peu chère, les serveuses charmantes même si débutantes (elle a voulu me donner le menu en premier alors qu'une demoiselle était à table bouuuh !!!), et une fois rassasiés direction le bowling, pour deux parties largement dominées par Padbol, même si la barre des 100 n'a pas été dépassée et que Julie (notre hôte) a fait une entame de seconde partie tonitruante.

Retour maison pour une partie de poker, et après cette journée bien remplie, dodo (gomene Padbol si je roooooonfleuuuuh).

Back to Eire J2

Aujourd'hui, c'est sportif, en même temps c'est quand même en partie pour les 10 ans du club de handball que nous sommes là.

Arrivés vers 10h à DCU, direction le centre sportif où nous retrouvons d'autres handballeurs du club, plein de têtes connues, et plein d'inconnues.

Les équipes pour ce tournois amical : Swiss (équipe universitaire des contrées helvétiques), Ireland (équipe universitaire d'Eire), DIT (champions d'Irlande en titre), UCD/Estonia (seconde université de Dublin), St Pats (autre université) et DCU (nous).

La journée s'annonce des plus chargées, les matchs durent 20 minutes, et vont s'enchaîner :
10.30 : Ireland vs DCU
11.00 : DIT vs UCD/Estonia
11.30 : St Pats vs Swiss
12.00 : Ireland vs DIT
12.30 : St Pats vs DCU
13.00 : Swiss vs UCD/Estonia
13.30 : Ireland vs St Pats
14.00 : UCD/estonia vs DCU
14.30 : DIT vs Swiss
15.00 : Ireland vs UCD/Estonia
15.30 : Swiss vs DCU
16.00 : DIT vs St Pats
16.30 : DCU vs DIT
17.00 : UCD/estonia vs St Pats
17.30 : Swiss vs Ireland

Il va sans dire que l'équipe de DCU (nous donc), très composite avait peu de chance face à des équipes de joueurs habitués à jouer ensemble, mais nous n'avons pas été ridicules, en battant quand même l'équipe Swiss, pourtant deuxième favorite (joie ;) )

Classement final de la journée :
1 : Ireland
2 : DIT
3 : Swiss
4 : St Pats
5 : DCU
6 : UCD/Estonia
Demi-finales demain et match pour la cinquième place.

Après ces séances de sport intensif, direction Temple Bar, où nous avons rendez-vous au Messrs Maguires, au programme plateaux repas offerts par le club -chicken wings, sausages, french fries et garlic bread- et après 23h, c'est reparti, on rejoint notre hôte et des amis à elle au Whelan, pub/salle de concert/boîte de nuit, bonne ambiance pop-rock, ça bouge bien même si c'est blindé...

Et de me rendre compte que les demoiselles sont toujours aussi peu farouches / désinhibées par l'alcool / looking to score, quand je vois une charmante brunette aux yeux bleus passant de mec en mec, genre je me frotte pour voir... Et bien sûr j'y ai droit, mais mon sourire accompagné d'une absence d'attaque manifeste de ma part effarouche la demoiselle (en même temps désolé, pas trop mon genre d'abuser des demoiselles alcoolisées paumées...) qui va se trouver un grand ado aux cheveux gras pour une séance de bouche-à-bouche, elle est pas belle la jeunesse ?

Puis retour sous la pluie, un petit coup de Nitelink et nous voici trempés à la maison, petit thé et grand dodo.

La reprise du sport intensif est laborieuse, me voici en effet transformé en petit vieux, j'ai mal partout et je redécouvre pas mal de muscles inutilisés quotidiennement, il faut que je me remette sérieusement au sport ;)

Back to Eire J1

Levé 7h25, douche éclair, petit déj furtif, et c'est parti !

Direction Beauvais, l'aéroport des compagnies les moins chères ;)

Après une heure et quart de voyage, on pose la voiture dans le parking tarif réduit, 30€ pour 4 jours.

Ensuite, check in rapide, arrivé devant le contrôle, presque zappé, pas réveillé, inversion de cartes d'identité, le responsable n'a même pas réagit quand je lui ai présenté la carte d'identité de Padbol et réciproquement, c'est beau la sécurité...

Décollage à 9h30, presque comme prévu, atterrissage à 9h55, le décallage horaire ça allonge les journées. Arrivés à l'aéroport de Dublin, une longue marche depuis le nouveau terminal temporaire nous amène aux arrêts de bus direction le centre-ville, mais notre hôte apparaît soudain, et changement de programme, on passe déjà par chez elle.

Après une longue attente un minibus se présente avec plus de 20 minutes de retard et nous amène à Blanchardstown, pour un petit repos mérité, et un petit repas à base de capellinis n°1 (les meilleurs :P ) nous requinque. Fatigue et geek attitude oblige, on passe le début de l'après-midi à jouer à la PS-one, buvant du thé, mangeant des biscuits et roupillant, elle est pas belle la vie ?

Et c'est parti, direction la capitale (d'Irlande) pour un pub crawling dans Temple Bar, après trois pubs arrosés (dont un avec orchestre s'il vous plaît), le soir arrive bien vite, et comme prévu direction l'Aya, un sushi bar, pour un all-you-can-eat... Le principe est simple, les plats défilent sous vous yeux, depuis les sushis jusqu'aux makis, en passant par les chips de crevette, le poulet au miel, le porc au caramel, les nouilles, les onigiris, les fruits et fondants au chocolat, avec une soupe miso et une boisson, votre mission si vous l'acceptez, manger ce que vous voulez pendant 55 minute (bon d'accord 1h30, on a un peu dépassé et alors, les plateaux de fruits ne venaient pas ;))

Une fois "stuffed", avec plus de 40 petits plats à nous 3, en route pour "The Village", un pub / boîte de nuit, où nous passons la fin de la soirée, en ce vendredi soir la musique est assez funk-reggae-"je ne sais pas quoi", mais dur dur pour les fatigués que nous sommes.

Vers 1 heure du mat, la quête du Nitelink est ouverte, le 39N nous amène tous trois non loin du lieu de repos tant mérité, un petit thé, on réserve le taxi pour le lendemain et un petit dodo...

Back to Eire J-1

Qu'il est dur de travailler quand coïncident une phase de baisse d'activité projet au boulot et l'arrivée imminente d'un week-end prolongé en Irlande ;) ...

Aujourd'hui donc, comme depuis plus d'une semaine, je fais de la qualification, sous forme de rédaction d'une spécification de tests, document rédigé afin de valider le bon fonctionnement d'un composant avant livraison au client... Il est notoire que la grande majorité des développeurs (dont je fais quand même partie) ont un goût très modéré pour la qualification, de par sont aspect fastidieux et répétitif, pour ne pas employer de vocabulaire plus aggressif et malvenu ici.

La journée passe donc comme elle passe (blah-di-blah) et lorsque 18h30 arrive, le cahier de tests est presque fini, prêt à être relu en interne. Je pars alors direction le cinquième arrondissement pour aller manger avec une amie, une fois arrivé, ladite amie rencontre une de ses connaissances, et nous allons tous les trois manger dans un resto libanais.

Le repas terminé, après de longues discussions sur les relations humaines à l'université (pour schématiser) on va se poser chez mon amie et de recommencer à papoter (Padbol doit grincer des dents en voyant mon énième utilisation de cette forme infinitive, mais j'aime bien ;) )

Ledit Padbol justement, est mon hôte ce soir, et l'heure avançant je quitte le cinquième direction l'ouest, il ne faut pas tarder, demain tôt levé, on a un avion à prendre, mais il est quand même tôt le matin lorsque nous allons nous coucher.

Un égoïste, c'est quelqu'un qui ne pense pas à moi...

L'intitulé est d'une clairvoyance surprenante... tiré du film "Le maître d'école" avec Coluche.

Tous autant que nous sommes (mis-à-part de rares spécimens un peu particuliers) sommes influencés dans nos actes par le retour que nous espérons avoir de la part des personnes concernées par ces mêmes actes.

Ainsi, demander à une personne si elle va bien, c'est souvent inconsciemment espérer un retour, une préoccupation similaire de sa part et bien souvent la déception vient de l'absence de réponse (déjà là je sens les "pas d'accord" frémir ;) ).

Tous préoccupés que nous sommes par notre propre situation, il est souvent difficile de projeter sur l'attention de l'autre un désir de contrepartie, mais à l'usage on se rend bien compte qu'il ne sert à rien d'attendre de retour, c'est s'exposer à bien des doutes.

Je n'ai pas honte d'affirmer après une bonne introspection critique et acide que je fais sûrement partie de ce type de "lanceurs de perches", qui proposent une main secourable en espérant que l'aide sera "récompensée" par des réponses... Mais c'est illusoire et décevant, et il faut que je change, non pas en cessant de proposer mon aide à ceux qui la demandent, mais en n'espérant rien en retour, que je m'astreigne à plus de simplicité

Et surtout, ne pas tomber dans le genre de raisonnement suivant, entendu en laissant trainer l'oreille dans le RER (ndlr : XY un homme, XX une femme) :

[XX] : "Alors [XY] comment ça va ?"
[XY] : "Pas très fort en ce moment..."
[XX] de répondre la conne... : "Tu sais on a tous nos petits problèmes alors on les met dans des sacs et on les oublie"

Elle n'a rien compris à la vie celle-là...

I have a dream...

clap cinéma
Non, je ne vais pas ici vous faire un petit cours d'histoire sur la période Luther King (et non bande d'incultes, rien à voir avec Burger King...).

En fait, je vais vous dévoiler un rêve que j'ai depuis longtemps. Ce rêve n'est sûrement pas très original, mais il n'en est pas moins important à mes yeux.
Depuis très longtemps, j'aime le cinéma, depuis très longtemps, j'aime écrire ou raconter des histoires (oui oui, dans le sens mensonges aussi :p), et donc vous aurez sûrement deviné la suite, depuis très longtemps, je rêve de devenir scénariste.
J'ai pu m'essayer vraiment à l'écriture de scénarii lors de mon adhésion au club de réalisation de mon école d'ingé, et j'ai toujours eu plein de projets en tête, mais depuis, plus rien de concret.
Mon séjour en Irlande et mon entrée dans la vie active ayant mis ce côté de moi un peu à l'écart, j'aimerais donc m'y remettre, et je vais vous expliquer en quoi cela vous concerne.
Ayant toujours eu des idées à profusion, mais n'étant pas trés doué pour me fixer sur l'une d'elles pour l'achever, je sollicite votre aide dans ce domaine.

Voici ce que je propose, s'il y a assez de personnes intéressées, je mettrais en ligne, sur un blog dédié à ce sujet, plusieurs idées de films dans des genres plutôt variés.
Aprés un petit sondage, je me fixerais sur l'écriture de celui qui aura recueilli le plus de voix, et je vous ferez participer en postant mes idées et mon travail au fur et à mesure.
Ainsi vous pourrez me dire ce que vous en pensez, me donner d'autres idées à incorporer ou répondre aux questions existentielles en rapport avec la trame du film qui vont surgir dans mon esprit lors l'écriture dudit scénario.

Donc voilà, dites ce que vous pensez de cette idée, si vous êtes partant, ou pas. Toute critique est la bienvenue.

"Thoughts Of A Dying Atheist" ou le moteur de l'Humanité et le besoin de sacré...

Période Muse, spécial dédicace...

Thoughts Of A Dying Atheist

de l'album Absolution

Eerie whispers
trapped beneath my pillow
won't let me sleep
your memories

and I know you're in this room
I'm sure I heard you sigh
Floating in between
where our worlds collide

scares the hell out of me
and the end is all I can see
and it scares the hell out of me
and the end is all I can see

and I know the moment's near
and there's nothing we can do
look through a faithless eye
are you afraid to die?

it scares the hell out of me
and the end is all I can see
and it scares the hell out of me
and the end is all I can see

It scares the hell out of me
and the end is all I can see
and it scares the hell out of me
and the end is all I can see

Dans la moyenne

Suite à ma prise de sang, ce matin un aller retour au labo afin de récupérer les résultats des analyses.

A mon arrivé à l'accueil, j'apprends que quand les infirmières disent que les résultats sont prêts le lundi, il faut comprendre prêts pour récupération le lundi après-midi, mais heureusement pour moi les miens sont là, il suffit juste de le s mettre dans l'enveloppe prévu à cet effet.

Je reprends donc le RER muni de mon bilan, et une fois à bord me jette dans la lecture. Et là, ce n'est pas le drame... en effet, toutes les valeurs des constantes sont comprises dans la fourchette des valeurs indicatives, à l'exception d'une seule, "cholestérol total" ou je plafonne à 1.49 là où le minimum est 1.50, mais rien de grave à priori.

Les résultats d'analyse ne sont néanmoins pas dénués d'intérêt, on y apprend tout un tas de choses, présentation :

  • HEMATOLOGIE
    • NUMERATION FORMULE SANGUINE
      • LEUCOCYTES : 7 760 /mm³
      • Poly Neutrophiles : 43.3%
        Poly Eosinophiles : 2.9%
        Poly Basophiles : 0.5%
        Lymphocytes : 44.9%
        Monocytes : 10.4%
      • HEMATIES : 5 230 000 /mm³
      • Hémoglobine : 14.7 g/100mL
      • Hématocrite : 43.4%
      • V.G.M : 83 µ3
      • T.C.M.H : 28.1
      • C.C.M.H : 33.9%
    • PLAQUETTES

    • Numération : 189 000 / mm³
  • BIOCHIMIE
    • Créatinine : 11.0 mg/L
    • Clairance par formule de Cockcroft et Gault, résultat : 101 mL/mn
    • Glycémie à jeun : 0.87 g/L
    • Cholestérol total : 1.49 g/L
    • Triglycérides : 0.54 g/L
  • IMMUNOLOGIE
    • Protéine C Réactive : < 6 mg/L

Mais n'allez pas me demander à quoi correspond le tout... Mimie nous a gentillement donné quelques indications il y a deux jours, je ne pense pas trop développer. La seule chose que j'apprécie par contre, c'est le choc des échelles... Imaginez dans 1 mm³ du fluide qui parcourt mon corps à chaque battement de mon coeur, un cortège d'environ 5 230 000 hématies (ou globules rouges) se bousculent transportant le dioxygène consommé par de nombreuses activités cellulaires, et ramenant le dioxyde de carbone aux poumons.

Décidément on est beaucoup de choses...

Home alone

Il va falloir que je me réhabitue... En effet ça y est, après deux mois et demi de présence familiale dans la maison que j'occupe, je me retrouve seul.

Certes je perds les avantages du fait de rentrer le soir, trouver le repas préparé, le linge propre et repassé, le ménage fait... mais je perds aussi les remarques acides sur ma présence devant mon PC sujet de nombreux litiges, les multiples sujets de controverses stériles et joutes verbales inutiles avec mon paternel.

Il est vrai que la maison semble un peu vide et que la transition n'est pas toujours évidente, je me figure déjà le repas frugal de ce soir, miettes éparses collectés à l'improviste dans mon frigo, composition aléatoire d'un menu à dominante légumineuse, tant qu'il en reste, afin de faire mentir la réputation de mangeur de pâtes des célibataires masculins...

Aller la solitude sera de courte durée, d'ici octobre un clone comblera une partie du vide, ça s'annonce fort intéressant et agréable.

Prise de sang

Ce matin, levé 6h... Pour un samedi où je ne travaille pas c'est étrange, qu'est-ce qui me pousse à un tel réveil ? Un rendez-vous, enfin même pas, une petite tâche à accomplir, se rendre vers 7h30 au laboratoire d'analyses le plus proche de l'endroit où j'habite afin d'effectuer une prise de sang.

Non pas que je sois dans un quelconque état de maladie, je suis en pleine forme, bien portant... J'ai presque honte, ça n'est pas mon style, j'ai horreur de creuser impunément le trou de la sécu. Car ce matin je suis allé faire des analyses de mon sang pour... pour faire des analyses de sang...

En effet, sur une remarque judicieuse de ma génitrice, je me suis rendu compte qu'arrivé bientôt à mon quart de siècle je n'avais jamais fait la moindre analyse et n'avais aucune idée de mes constantes, et que c'était l'occasion d'un petit check-up, et passant chez un généraliste pour un tout autre sujet, je lui ai demandé s'il était possible de procéder à de tels examens...

Et me voici à 7h30 passées de quelques secondes à attendre d'être le premier piqué du matin, au programme Nf / CRP / Plaquettes / créatinine / glycémie après 12h de jeûne / cholestérol / triglycérides. Je ne connais pas le sens de tout, mais je pense que j'en saurais plus après réception des résultats, suspens ^_^

Formation III

Et de 3, troisième jour de formation, thème abordé, "Votre premier rôle d'encadrement", ou l'on apprend comment passer en souplesse du rôle de "subissant la hiérarchie" à celui de "étant un maillon de la chaîne hiérarchique"

Cela demande bien sûr des compétences différentes que celles nécessaires pour mener à bien le développement d'un logiciel niveau écriture du code, des capacités d'organisation, de communication et d'animation pour gérer un des éléments les plus versatiles de notre société, l'Humain.

Le management, intéressante évolution du Savoir au Savoir Faire Faire, décomposé en :

  • Savoir : ensemble des compétences théoriques
  • Faire : mise en pratique du savoir
  • Savoir Faire : expérience acquise
  • Faire Savoir : communication sur ses savoir-faire
  • Faire Faire : organisation, optimisation, animation
  • Savoir Faire Faire : capacité à responsabiliser, apprendre à faire faire

Ce management peut schématiquement se décomposer en deux dimension, dimension relationnelle et dimension productive, souvent dures à concillier, une parfaite optimisation de celles-ci étant l'apanage des meilleurs managers. Et le formateur de nous enseigner les différentes manières d'aborder un supérieur suivant ses dominantes entre relationnel et productif, pour pouvoir être entendu.

Il y a des jours comme ça où je me dis que la sociologie ou les sciences humaines auraient été plus intéressantes que l'informatique, mais bon...

Un jour sans fin


Prendre les transports en commun,
Se fondre dans la masse, ne plus exister.
work-money Entrer sur son lieu de travail,
se noyer dans le boulot, ne plus penser.
Discuter avec ses collégues,
ne pas être différent, s'intégrer.
Rester tard pour terminer,
montrer sa motivation, productivité.
Rentrer chez soi,
être fatigué, ne plus bouger.
Aller dormir,
se lever, et recommencer.

Formation II

Aujourd'hui deuxième journée, module du jour, le projet de A à Z.

Plus théorique, cette formation a pour but de faire découvrir aux petits développeurs que nous sommes, connaissant le projet de M à N ou un peu plus, les étapes qui font un projet depuis le lancement jusqu'à la terminaison. Ci-après une présentation rapide de notre nouveau savoir :

Un projet (de type informatique, mais c'est extensible) est schématiquement composé de quatres phases :

  • La Vente : ou comment à partir des études sectorielles, des plans de marché et de compte, à partir d'une opportunité (typiquement un appel d'offre) l'entreprise va se lancer oû pas dans la bataille pour conquérir le projet. Si l'opportunité est considérée comme "à saisir", le GO est donné et l'entreprise commence à investir (à perte tant qu'elle n'a pas gagné la vente) en concevant une solution, présentant une proposition et établissant un contrat en vue de sceller l'acceptation de l'accord entre demandeur et prestataire.
  • La Réalisation : dépendant du type de projet, depuis le cycle en V classique (spécification / conception / développement / tests unitaires / intégration / validation) pour un logiciel standard, ou paramétrage (définition du Scope / préparation / conception / réalisation / recette / assistance au démarrage) pour un ERP.
  • La Réception : phase lors de laquelle le produit fini est mis en place chez le client, après livraison plusieurs étapes de validations sont nécessaires (validation de l'aptitude au bon fonctionnement / validation en service régulier...).
  • La Maintenance : ou l'on met en place des garanties, des corrections d'anomalies, du support et de la formation aux utilisateurs...

Voici un bref aperçu de la vie quotidienne d'un projet, vous en savez (presque) autant que moi :)

Formation I

Projet livré, développeurs fatigués et désoeuvrés, cela sonne le retour des formations... En effet, un collègue et moi-même avons reçu hier diverses convocations pour les 3 jours à venir, trois jours dédiés à des formations dans le domaine de la gestion de projet, s'inscrivant plus dans un domaine relations humaines et mise-en-situation que pure théorie.

Aujourd'hui donc, "Travailler en équipe", tout un programme...

Nous avons donc passé la journée à converser sur comment concilier des sentiments personnels, ne pas jeter à la figure de ses collègues les opinions que l'on peut avoir d'eux, avoir des dispositions collaboratives et performantes plutôt que rancunières et improductives.

Une journée ponctuée de disgressions philosophiques de l'animateur qui a manifestement trempé dans la littérature des philosophes, sociologues et autres observateurs de l'Humain, malgré une trajectoire rectiligne du cours ne permettant de la part des participants que des remarques allant dans le sens du locuteur principal... Mais ni trop tôt ni trop tard, il faut ici faire preuve de beaucoup de diplomatie...

Journée de rupture donc, après 4 semaines de chaos et d'auto-exploitation, d'horaires infâmes avec 10 à 11h de présence sur site (pauses inclues heureusement), ça fait du bien.

Self Esteem

Il est dur de savoir comment se définir vraiment...

La question du "Moi" (pas celui de la psychanalyse enfin je ne veux pas m'aventurer dans ces voies) du moi en tant que comment je me définis est assez délicate à trancher.

En effet, on peut se définir de manière réflexive comme l'entrelac complexe des pensées qui occupent notre conscience tout au long de notre vie, qui façonnent notre manière d'apréhender le monde et nos réactions vis-à-vis des stimulations de toutes sortes. Mais on peut aussi se définir extérieurement du point de vue des autres qui eux n'ont accès qu'à ce qu'on dit ou fait, dès lors devenir en quelque sorte la somme de nos actes, la somme des perceptions que les autres ont de nous...

Bien sûr ces deux points de vue se complètent à merveille, s'interpénètrent de manière assez complexe, et chercher une complétude, une sorte d'harmonie entre ce que l'on pense et ce que les autres voient de nous, entre le moi intérieur et le moi extérieur est notre quotidien, confrontés que nous sommes aux regards des personnes qui nous sont chères ou ont de l'importantce pour nous.

Mais il est illusoire de croire que les deux peuvent coïncider, cela nécessiterait d'être "transparent" pour tout le monde, et c'est déjà difficile d'être transparent pour soi-même, d'arriver à ne pas se mentir à soi-même, à être en accord avec chacun de ses actes, alors être transparent avec une tierce personne relève de la gageure, imaginez la situation si quelqu'un savait TOUTES les pensées qui vous traversent l'esprit.

Une page de silence...

Désolé pour la mise en page u_u




"Tu tutoies mon père ?!"

Encore un petit souvenir d'une jolie scène observée lors de mes trajets quotidiens...

Dans mon RER préféré, en face à moi un couple d'une trentaine d'années au maximum, bien habillé qui semble rentrer d'un voyage ou d'une journée à Paris.

Ils planifient leur repas, appellent une pizzeria, afin de ne pas avoir à préparer quoi que ce soit en rentrant, la journée a été suffisement fatiguante.

Puis le téléphone du jeune homme (je ne sais pas à moins de 30 ans je rechigne à l'appeler Monsieur :P) sonne, et il répond, il semble que c'est un de ses amis, la discussion dur un peu, il y a comme un quiproquo, mais finalement il raccroche en mettant un terme à la conversation d'une manière amicale.

"Qui c'était ?", sa copine de demander.

"Ton père.", réponse simple et sans équivoque.

"Tu tutoies mon père ?!", et pan, charmant, je ne sais pas pourquoi, mais le jeune homme semble avoir commis un crime de lèse-majesté en tutoyant le géniteur de son amie, cela ne semble pas être la norme dans la famille, et l'accusé semble un peu confus...

Et à ce moment-là, le téléphone sonne à nouveau, le jeune homme décroche, c'est à nouveau le papa de sa bien aimée, qui manifestement a encore à raconter, et le jeune homme prévenu et prévenant le vouvoit à présent.

C'est alors que son amie lui dit "Passe le moi", et prenant le téléphone peu après, elle dit, magnifique, féminine, espiègle : "Papa, je ne sais pas si tu as remarqué, mais [Prénom du copain] t'as tutoyé tout-à-l'heure."...

Franchement c'est beau l'Amour.

Trognon !

Station Saint-Michel, sur les quais pour prendre mon RER ligne C.

Les quais sont quelque peu bondés en cette fin de samedi, et à ma grande habitude, j'observe l'Humanité, j'épis mes compatriotes dans leurs petites habitudes et leurs comportements navrants ou touchants.

En face de moi, un jeune couple, qui discute d'un sujet inconnu, et se prêtent soudain à une scène des plus délicates...

La demoiselle, face à son doux et tendre lui caresse délicatement le poitrail, mis en valeur par un T-Shirt des plus moulants, les pectoraux du jeune homme sont à son avantage. Puis elle dit je ne sais quoi, sûrement quelque remarque taquine sur les efforts déployés par son amoureux pour conserver ce corps superbe que la nature lui a donné, et celui-ce de lui rendre la pareille, en faisant mine de se prêter lui aussi à un examen des attributs de sa partenaite, et tous deux de rire un grand coup.

Je ne peux m'empêcher de sourire, c'est beau la complicité.

Les facéties de la nature...

Par un soir d'été, alors que je vaquais sur internet comme je le fais souvent, il m'est arrivé quelque chose de très bizarre...

En effet, alors que je rédigeais un article sur mon blog, un petit bruit troubla le silence relatif de la scène, bruit qui fis surgir immédiatement en moi l'image d'une cigale... Tiens, pensais-je, quel insecte peut donc faire ce bruit par ici... Et de chercher la source, en vain.

A ma mère passant par là je demande si elle n'entend pas le bruit caractéristique des insectes méridionaux, résonnant à mon oreille droite assez fréquement, mais rien, elle n'entend rien, pas plus que mon père qui me sort avec son ironie habituelle : "cherche acouphenes sur internet"... Merci papa... [NDLR : acouphenes ~ sifflements d'oreille]

Cependant, face à la persistence auditive du son je commence à me poser des questions... Et vais même jusqu'à émettre l'hypothèse que mes oreilles me jouent des tours, appréhension renforcée lorsque je remarque que le bruit suit de prêt chacun de mes clics de souris... Serais-je devenu auditivement allergique au clic de souris, c'est relativement incapacitant pour un ingénieur en informatique...

Cependant, peu de temps après les bruits cessent, mais pas mes interrogations, j'espère que ça ne recommencera pas.

Mais le soir venu, quels ne fûrent pas ma surprise et mon soulagement lorsqu'au plafond je le vis ! Le criquet ! Un joli criquet, de belle taille, d'un beau vert pomme, qui à ma plus grande surprise était le responsable de mon émoi, par ses tentatives désespérées d'entrer en relation avec ma souris...

La nature est décidément des plus facétieuses...

Une envie d'ailleurs

rond point
Cela fait maintenant un peu plus d'un an que je vis et travaille sur la région parisienne et bien que je me suis habitué et que je pensais que ce serait bien pire, je commence à ressentir l'envie d'explorer d'autres horizons. Serais-je déjà las de ma vie ici ?
Pourtant j'ai plutôt de la chance, depuis un peu plus de deux mois ma mission est tout près de chez moi, à peine 20 min de trajet dont seulement 5 en tram. Mon boulot est interréssant, j'ai un appart sympa, je gagne bien ma vie... Mais pourtant j'ai envie de faire autre chose, de voir autre chose, d'expérimenter d'autres choses...

Ce soir je suis allé voir The Wind that Shakes the Barley, et bien ça m'a donné envie de retourner en Irlande, ce pays où j'ai passé la meilleure année de ma vie.
Je me disais que ça serait bien si je pouvais y acheter un petit appart pour y aller me resourcer de temps à autres.

Peut-être que cela retardera le moment inévitable ou je finirais par tout plaquer pour faire autre chose, ailleurs, comme aller vivre sur une île où dans les montagnes et vivre du fruit de mes cultures...

Il est né le divin enfant...

Joie et liesse au Pays du Soleil Levant !

Espérée depuis novembre 1965, la naissance d'un héritier mâle dans la famille impériale japonaise fait momentanément taire les rumeur de remise en cause du non-droit d'accession des femmes au trône impérial.

Ainsi, la naissance de ce prétendant au trône, fils de la princesse Kiko, belle-fille de l'empereur du Japon, donne au japon un troisième prétendant dans l'accession au trône, après son oncle, le prince héritier Naruhito, 46 ans, et son père, le prince Akishino, 40 ans, et soulage la princesse Masako, épouse du prince héritier, ayant donné naissance à une fille et subi de nombreuses pressions psychologiques pour l'obtention d'un héritié mal, empêché par des grossesses malheureuses...

Il ne reste plus aux parents qu'à nous donner son nom au petit quand même, ce qui sera sûrement fait dans quelques jours.

Long Days 2

Rejoignant mes interrogations salariales d'hier, aujourd'hui un article sur une polémique grandissante, celle des salaires de grands patrons des entreprises françaises et internationales.

On y relate bien sûr les revenus mirobolants de nos grands managers, à grands coups de quelques millions gagnés par an, de golden parachutes, de stock-options, et le maintenant célébrissime cas Antoine Zacharias, désormais célèbre ex-président de Vinci, ayant touché plus de 170 millions d'euros de plus-values...

Et les experts financiers et économistes de se poser la question de la valeur de telles rémunérations, à savoir "Est-ce que le salaire des patrons récompense leur diligence, leur peine et le risque encouru ?", puis d'exposer le gouffre se créant entre les employés et leurs employeurs dès lors que ceux-ci, touchant des stock-options et voyant dès lors l'entreprise par les yeux d'un actionnaire, ne partagent plus les mêmes préoccupations.

Et l'on découvre que les salaires mirobolants des grands patrons servent plus à entretenir la concurrence au sein d'une nomenclatura des meilleurs managers, jugés à l'aune de leurs résultats passés. Ainsi on spécule sur leurs salairs, surenchère sur les millions, sur le avantages et primes...

La conclusion de l'article n'est pas tendre : "Les dirigeants qui réclament des indemnités de départ à la retraite stratosphériques voudraient convaincre qu'ils sont 'utiles à la communauté', que les firmes qu'ils dirigent leur doivent tout, bref : que leur rémunération est 'juste'. Il ne semble pas que l'analyse économique les aidera beaucoup dans ce plaidoyer."

Long days

Les journées de travail commençant à 8h30 et finnissant à 19h30 passées sont à consommer avec modération... C'est le genre de journées qui me font penser que je suis plus une ressource de mon entreprise qu'un collaborateur, et que mon orgueil à toujours faire mieux me perdra.

Il est vrai qu'en ce moment ce n'est pas très facile, d'un côté le client tirant les prix vers le bas, forcément le meilleur moyen c'est de diminuer les coût c'est de vendre moins de jours de projets, en chiffrant les développement au plus serré, avec un client pas toujours sûr de ce qu'il veut bien sûr on fonce droit dans le mur et ce sont comme d'habitude les petits développeurs qui écopent de dures journées de labeur...

Et de lire aujourd'hui dans Le Monde un article sur "la crise de la valeur travail", ou comment les français estiment encore essentiel d'inculquer à leurs enfants l'importance du travail, vis-à-vis des employeurs, le discours est tout autre : à la question "Les relations entre employés et employeurs sont-elles conflictuelles ou coopératives ?", la France arrive 99e sur 102 pays. Seuls le Venezuela, le Nigeria et Trinidad font pire. De plus parmi les pays d'Europe, la France se classe dernière pour la "liberté de prendre des décisions dans son travail", et avant-dernière pour la "satisfaction dans son travail"...

C'est dire... on peut lire plus loin que "La France souffre de son incapacité à engendrer des entreprises où il fait bon travailler", et que "La France reste un pays où le patron est d'abord perçu comme un exploiteur."...

Et moi qui était justement en train d'avoir l'impression de me faire exploiter, à l'approche de mon entretien annuel où je me dis que je n'ai sûrement rien à attendre de positif de ma boîte, en terme d'augmentation j'entends... Ya d'la joie :P

Confiture

Prenez un pêcher, vieil arbre de mon jardin (enfin celui de la maison que j'habite actuellement), qui en cette fin d'été croule sous les fruits qu'un peu de vent ont fait tomber dans l'herbe.

Un membre de la famille en visite chez moi d'en goûter une, et de me dire que ça serait dommage de laisser de tels fruits pourrir sans rien en faire... Dès lors, c'est décidé, devant l'abondance des fruits, on va faire de la confiture.

Partant de là, c'est parti pour une longue préparation, tout d'abord épluchage, après avoir obtenu 2 kg de chair sucrée, je décide que le reste des fruits attendra, et coupe la chair en morceaux que je mélange à 1,2 kg de sucre et mets à cuire. Pendant ce temps préparation des pots, passés à l'eau bouillante, de même que les couvercles. Le mélange commence à bouillir, et une bonne odeur sucrée emplit la pièce, il faut encore attendre encore un peu. Vient ensuite l'épreuve du remplissage des pots, des plus périlleuses, jonchée de brûlures et autres morsures du liquide sucré. Chaque pot remplit est ensuite retourné pour stériliser le couvercle (les échecs passés ça aide), et me voici l'heureux propriétaire de 7 pots de confiture de pêche.

D'ici peu ça sera le tour de la récolte des châtaignes, beaucoup de travail en perspective :D .

In God We Trust

Darwin nous a menti ! Enfin c'est ce que veut nous faire croire un nombre croissant de personnes, appartenant de manière ostentatoire où non au groupe des défenseurs du "dessein intelligent", "intelligent design" en anglais dans le texte.

Loin d'alléguer haut et fort l'intervention d'une volonté supérieure que d'aucun auront vite fait d'identifier comme Dieu dans l'apparition de la vie sur Terre, ces personnes n'ont de cesse d'instiller le doute dans les théories de Darwin & Co, à savoir qu'il leur est difficile d'accepter que nous ne sommes issus que d'une évolution à tâtons après un heureux hasard initial...

Ce mouvement est un avatar récent du Créationnisme, qui lui est né après la publication de L'origine des espèce de Charles Darwin en 1859, avec pour but d'empêcher l'enseignement des théories de l'évolution dans les écoles, déclarées illégales car violant la liberté religieuse...

Cependant, là où le Créationnisme s'oppose -trop- ouvertement aux théories darwiniennes et s'accroche trop à la Bible et à l'idée d'un Dieu créateur, l'intelligent design est plus sournois, exploitant les failles de la science dans différents domaines pour suggérer fortement l'hypothèse d'un créateur. Tout est susceptible de fournir des armes de doute, depuis la découverte de la mécanique quantique jusqu'au théorème de Godel, qui démontre que même les systèmes formels les plus abstraits comme les mathématiques contiennent des propositions indécidables, pour alimenter la dialectique de ce mouvement.

Et l'Eglise dans tout ça ? Si en 1996, Jean Paul II a déclaré que la théorie de Darwin est "plus qu'une hypothèse" son successeur, Benoît XVI, a affirmé dès son sermon inaugural que "nous ne sommes pas un produit accidentel, privé de sens, de l'évolution"... Revirement ? Basculement vers l'intelligent design ?

Et après ?... Je ne sais pas, mais d'un point de vue typiquement cartésien et réducteur (c'est tout moi ça...) quel orgueil définitivement humain leur permet de ne pas se contenter d'être le fruit du hasard ? Pourquoi ne pas accepter une fois pour toutes que l'Homme a la chance d'être apparu et de s'être développé par le pur fruit d'une combinaison initiale fortuite de protéines, se construisant et déconstruisant au rythmes de tentatives incessantes et indéterminées ? Pourquoi toujours vouloir que l'Univers ne tourne qu'autour de notre petit anthropocentrisme, du principe cosmologique anthropique (un seul univers possible conçu dans le dessein de l'apparition des hommes) ?

N'allez pas cependant conclure attivement que je ne suis pas contre l'idée d'un Dieu, non, mais plutôt contre l'image d'un Dieu au service de l'Homme, façonnant un Univers dans le seule but de la survie de sa créature... Que de d'orgueil superflu...

Pudeur

Légère et court-vêtue, la demoiselle (de prénom inconnu) sortit de la rame de RER peu avant moi, et s'engageait sur les escalier menant à la sortie alors que, fainéants j'empruntais les escalators.

Elle portait un petit chemisier blanc, assorti à une jupe tombant au dessus de ses genoux, révélant deux interminables jambes bronzées dont les extrémités étaient chaussées de tâlons blancs assortis. En résumé, une charmante demoiselle, peut-être un peu trop bronzée pour être honnête, à mi-chemin entre les UV et l'autobronzant...

Sa jupe laissait vaguement apparaître par un (in)volontaire effet de transparente une jolie culotte bleue, l'ensemble formant ma foi un fort joli tableau, le genre de demoiselles sûres d'elles...

Et non, pas si sûr d'elle que ça la miss... Car ayant au bras un sac à main de cuir beige, elle s'empressait à chaque montée d'escalier de le prendre à la main, le bras dans le dos, de sorte que le bagage réfreinait toute velléité frivole de la jupe et toute velléité voyeuse du troupeau d'hommes qui la suivait en allant au travail...

Ah les filles... ces merveilles d'ambigüité, capables, même habillées de manière plus que provoquante, de faire preuve d'une chaste pudeur, dont l'utilité est toute relative, sinon je ne saurais pas la couleur de sa culotte... ;)