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Tu penses donc Tu écris.


"140 de QI"

Récemment, une de mes connaissances de 13 - 14 ans de me dire "Oula je suis moins intelligente ou quoi ? J'ai fait un test de QI en ligne et je ne trouve que 130 c'est bien mais la dernière fois sur M6 pour le grand test de QI j'ai eu 140'" (no comment sur l'âge de la personne)

Le QI, derrière ces deux lettres se cache le Quotient Intellectuel qui est (citons Doctissimo) :

Une série d’une trentaine de tests, mis au point en 1906 par le psychologue français Alfred Binet pour le ministère de l'Education nationale. L’objectif est alors de détecter les enfants en échec scolaire pour leur apporter un soutien personnalisé. Il a depuis été adapté et modifié à de multiples reprises. Le test le plus fréquemment utilisé est celui de Weschler, mais il en existe d’autres : le Stanford Binet, le K.ABC, le Catell et la matrice de Raven qui sont deux tests aculturels.

Alors que mesure le QI, et bien pas grand chose, si ce n'est quelques capacités cognitives, des capacités de raisonnement et de logique, comme l'aptitude à visualiser un objet en 3D, de voir que la suite de ''1, -1, 0, -1, -1, 0, -1, 1" est 0 (un carambar à celui/celle qui trouve pourquoi) ou encore de faire la liaison entre des formes géométriques.

Quel rapport avec l'intelligence... Je n'ose me prononcer sur la question enfin non j'ose... Pas grand rapport, tout dépend de la définition que vous avez de l'intelligence, mais pour ma part je doute qu'elle se limite à jouer avec des formes géométriques et des suites arithmétiques, c'est une vision trop réductrice d'une part si importante de l'identité humaine.

Retournez faire un petit tour sur Doctissimo, vous y apprendrez que certains auteurs distingue différentes formes d'intelligence, tel Howard Gardner qui en dénombre 7 :

  • L'intelligence musicale qui prédispose à la musique
  • L'intelligence du geste notamment chez les danseurs et les sportifs
  • L'intelligence logico-mathématiques mesurée par les tests de QI
  • L'intelligence linguistique des poètes et des écrivains
  • L'intelligence spatiale qui permet de se repérer dans l'espace
  • L'intelligence interpersonnelle qui est l'apanage des personnes intuitives
  • L'intelligence intra personnelle qui permet de mieux se connaître soi-même.

Et vous dans laquelle de ces intelligences brillez-vous le plus ?

Chroniques d'une mort annoncée...

Les jours de M. Potter sont comptés, il ne devrait pas survivre au septième et dernier tome de ses aventures, selon les dires de J. K. Rowling, au cours d'une interview récente. Elle ne peut se résoudre à l'idée de happy end, et la lutte contre le mal ne se fera pas sans victimes.

Il est à prévoir qu'elle va se retrouver dans la même situation que Sir Arthur Conan Doyle, qui après avoir tué Sherlock Holmes en compagnie de son ennemi juré Moriarty, en 1893, dans Le Dernier Problème, a du faire face à une vague de protestation des lecteurs, allant même jusqu'à se mettre en grève pour obtenir le retour du célèbre détective, qui ressuscitera en 1903 pour une trentaine d'aventures.

Le public est en effet une entité des plus jalouses et possessives, qui s'approprie instantanément les héros des auteurs, et n'acceptent pas de les voir mourir. Patience, vous saurez tout l'année prochaine...

! Sales !

Ce matin j'ai cédé, j'ai craqué, je suis allé "faire les soldes"... Enfin "faire les soldes" c'est vite dit, en trente minutes c'était fini, emballé, terminé.

Je ne suis pas du genre de client à s'attarder pour trouver l'affaire en or, après quelques boutiques visitées sans succès, je suis arrivé au niveau d'un Celio*, j'y ai vu des chemisettes de bonne qualité à un prix plus qu'abordable, en solde de surcroit, j'en ai achtée deux, et en arrivant près de la caisse je me suis laissé tenté par un lot de quatre paires de chausettes, placées là comme de fait-exprès....

"What's the damage ?" ne me direz-vous pas (oula une auto private joke, c'est concept, je doit être le seul à connaître la référence...). Et bien pas très lourd, pour 35€ j'emporte les produits désirés, je dois faire un bien piètre consommateur, mais tant mieux.

Ils ont osé...

Déjà que je n'aimais pas le côté macho premier degré (pour ne pas dire primaire et stupide) des publicités pour le déodorant AXE, mais là, là, là... je n'en peux plus, leur dernière campagne de pub est navrante, rabaissante pour tout individu de sexe féminin comme de sexe masculin, enfin seulement les modèles normalement constitués, c'est à dire muni d'un cerveau...

Que voit-on donc dans cette publicité ? Un ramassi désarmant de clichés misogynes et éculés... Tout commence par une demoiselle en bikini orange courant dans une jungle de type tropiques, la narine au vent, l'air sauvage et déterminé... Elle court, elle court et plus elle court plus on voit apparaître de femelles brunes en bikinis dans les tons ocres qui semblent toutes converger, comme attirées par une puissance inconnue... Puis de la plaine arrivent un troupeau de blondes en bikinis verts, grimpant la colline... Tout-à-coup la mer, et une asiatique nage le crawl en direction de la plage... Toutes ses demoiselles se disputent, sur une musique de type opéra baroque, grandiloquant... Les mamelles convergent, les troupeaux se rassemblent en colonnes... telles des armées d'insectes les demoiselles se rassemblent, se chamaillent, les asiatiques sortent de l'eau, les brunes de la forêt, les blondes descendent d'une falaise et fugitivement l'objet de la convoitise est révélé, un abruti filmé en rotation apparaît l'espace d'une seconde puis place aux demoiselles, et revoici le jeune homme, en, train de s'arroser copieusement de déo AXE, des femelles sont piétinées, pas de quartier, c'est la guerre, le mec a l'air sûr de son pouvoir, lève les bras à la manière de Leeloo Dallas sauvant le monde quand la meute arrive de tous côtés à son niveau, zoom arrière, plage vue du ciel, c'est le débarquement...

Puis s'affiche en lettres majuscules :

PLUS T'EN METS, PLUS T'EN AS. L'EFFET AXE

Traduction, plus tu t'arroses de déo AXE (pour un mec), plus les femmes tombent à tes pieds, alors les filles ça fait quel effet de se voir transformer en objet ?

Allez faire un tour sur le site d'AXE, vous verrez, c'est édifiant, il suffit de cliquer sur la petite télé avec écrit PUB dessus, après avoir regardé les films à la con si ça vous chante, attention ils sont du même niveau que ladite pub...

Mesdames et mesdemoiselles, faites moi plaisir, je saurais tolérer un excès de vulgarité qui d'habitude me dérange de la part d'une femme, mais là vraiment je vous donne l'exemple, le comportement de la demoiselle à gauche est selon moi une attitude presque digne face au traitement réservé à l'image de la femme par les publicitaires tels que ceux ayant pondu la dernière campagne du déo des machos...

Et ce n'est que parce qu'il est tard que je ne m'attarde pas sur l'image de la femme dans les clips de RAP / Hip-Hop américains et autres, qui n'est guère plus reluisante, regardez Candyshop de 50 Cent's pour vous en convaincre.

PS : et pendant ce temps sur Terre, tout terrien moyen munit d'une lucarne télévisuelle se passionne pour des petites armées de 11 soldats s'affrontant sur un rectangle de verdure avec pour seul but de faire pénétrer un ballon dans des cages, là encore je vous passe le symbole, niark !

Keep the faith...

Au premier abord, je suis surpris, au deuxième abord je suis sceptique, au troisième abord, je suis positivement sidéré...

Une phrase résumant les causes de mon expectative : "Warren Buffett donne plus de 80 % de sa fortune à des œuvres caritatives". Qui l'eût cru... L'ami Warren, fier de sa fortune personnelle classée deuxième mondiale, a décidé de la donner en grande partie à des fondations luttant contre les maux des pays en développement depuis les maladies jusqu'à l'illettrisme en passant par la faim.

Warren va donc verser plus de 30 milliards de dollars à la Bill and Melinda Gates Foundation, et quelques milliards à d'autres ONG, pour un total de quelques 37 milliards, soit 80% de sa fortune personnelle. Pour info, la Bill and Melinda Gates Foundation, créée par le fondateur de Microsoft et son épouse, est l'une des plus riches et des plus puissantes organisations caritatives du monde. "Bringing innovations in health and learning to the global community", beau programme, pour une fois qu'en plus de la volonté il y a les moyens, ça fait plaisir.

C'est grâce à ce genre de personnes qu'il m'arrive de penser qu'il reste peut-être encore un espoir :)

Merci Warren ! Merci Bill !

OPA, Opportunité Pécunière pour Actionnaires...

Je vais encore paraître candide ou ridicule, mais j'assume.

Tout d'abord un petit résumé d'une affaire qui dure maintenant depuis quelques mois, à savoir l'OPA lancée par Mittal Steel sur le groupe Arcelor.

A ma gauche donc Mittal Steel, géant indien de l'acier bas de gamme et moyenne gamme, 225 000 employés dans le monde, 22 sites de production dans 14 pays. A ma droite Arcelor, groupe européen leader mondial de l'acier, 96 000 employés dans plus de 60 pays.

Le 27 janvier 2006, Mittal Steel annonce une OPA/OPE surprise sur Arcelor de 18,6 milliards d'euros, offre qui évoluera avec le temps et les rétiscences des pouvoirs publiques et des employés d'Arcelor, pour atteindre 25,8 milliards d'euros. Entre temps des projets de fusion avec le groupe russe Severstal et de multiples actions ont été tentée pour repousser l'OPA indienne.

Derrière une telle OPA se cachent de nombreuses craintes de la part des employés d'Arcelor, OPA rimant souvent avec restructuration, globalisation, rentabilité et perte d'emploi...

Mais comme d'habitude dans ce cas un mot d'ordre : "C'est aux actionnaires d'Arcelor que revient la décision" d'accepter ou pas de vendre leurs actions à Mittal Steel, dans lequel cas l'OPA serait effective et Arcelor passerait sous la coupe de Mittal. Et comme le titre ce soir le Monde :

Fin de suspens, Arcelor et Mittal ont conclu dimanche un accord. Cette fusion donnera naissance au géant mondial de l'acier, qui comptera avant restructurations 320 000 salariés et produira 116 millions de tonnes annuelles, trois fois plus que n'importe lequel de ses concurrents.

Vous allez me dire ce ne sont qu'affaires de grandes compagnies industrielles, elles font bien ce qu'elles veulent, il n'y a rien de dérangeant là-dedans. Oui mais... il y a quand même quelque chose qui me chiffonne... Grand idéaliste devant l'Eternel, je suis hélas pétri de la fausse image de l'actionnaire ayant acheté des parts d'une entreprise dans l'espoir de la voir prospérer, de faire indirectement partie d'un projet industriel, etc, etc... Mais non, non et non, les actionnaires sont humains et en tant qu'humains ils sont décevant, et ne recherche par leur participation actionnariale qu'un moyen d'accumuler, accroître leur richesse, faire du profit, spéculer et partir avec le pactole, l'avenir de l'entreprise leur est tout-à-fait étranger, les personnes qui y travaillent ne sont que des chiffres, des numéros, des inconnus, des oubliés. Il me revient encore en tête l'interview de Colette Neuville, Présidente de l'association de défense des actionnaires minoritaires [d'Arcelor], dans sa grande campagne de lutte contre les méchants dirigeants d'Arcelor essayant de faire capoter l'OPA par des moyens détournés en proposant une fusion avec Severstal. Celle-ci ne voulait ni plus ni moins que l'entreprise russe fasse elle aussi "une OPA, comme Mittal, pour pouvoir choisir". A la question "Qui préférez-vous entre Mittal et Severstal", la petite Colette de répondre d'un trait résumant toute la mentalité de l'actionnaire :

"Celui qui valorisera le mieux nos titres. Ce n'est pas une question d'homme ou de projet, comme le dit Arcelor, c'est une question d'information et de prix. Chacun semble avoir sa logique industrielle. Pour comparer deux projets concurrents, il faut deux offres concurrentes."

Un tsunami de déception noie la petite flamme de mes espoirs en l'humanité des actionnaires, chers amis, nous vivons une époque redoutable.

De la spontanéité des bouts de choux

Petit intermède mignon sur le chemin du cinéma, dans le RER ligne A nous amenant à Chatelet.

Dans la rame, une jeune fille était assise sur un strapontin, quand une famille -maman papa et deux enfants assez jeunes- entre dans le wagon et la maman de s'assoir près de la demoiselle. Tout-à-coup, le petit dernier qui devait avoir dans les 5 - 6 ans, est pris d'une soudaine envie de monter sur les genoux de sa maman, et pour cela pas de gène, il s'appuie sur la cuisse de la demoiselle assise à côté de sa mère et une fois bien callé, retire sa mimine de la jambe étrangère, dont la propriétaire a tout d'abord été surprise, et a pris l'acte comme tel, c'est dire innocent.

Cependant, le bout-de-choux saisi de gigote, il redescent et remonte, en employant les mêmes méthodes sauf que cette fois-ci il garde la main sur la cuisse ayant supporté son ascencion. La demoiselle reste stoïque, jusqu'à ce que le môme se mette, pour une raison inconnue, à tapoter et gratter de l'index son jean, et par voie détournée sa cuisse.

Je la vois qui rougis, elle résiste, elle ne sais pas trop quoi faire, puis elle craque, prend la main du gamin et le regarde en souriant, en lui faisant remarquer qu'il était inconvenant de se comporter de la sorte (les vraies paroles échangées m'ont échappé), et la maman de se confondre en excuses.

C'est beau quand même l'innocence des jeunes enfants... :p

DDR mania

Il est bientôt minuit, un vendredi soir, quand soudain, après la qualification de la France de football pour les 8ièmes de finale de la Coupe de Monde me prend la soudaine envie de faire un peu de DDR. Soudaines sont en effet les crises qui me poussent à sortir mon beau tapis métal de sous le lit pour une séance de stepping en musique. Bon je vous l'accorde volontier aucun rapport entre DDR et le Mondial, à part peut-être dans les sombres recoins de mon inconscient, si vous trouvez un lien je suis preneur.

Mais qu'est-ce donc que DDR me diront certains d'entre vous ? D'accord, j'explique, DDR, acronyme de Dance Dance Revolution est le terme utilisé pour désigner le jeu consistant à sauter en musique sur un tapis ressemblant à une croix directionnelle géante pour valider des flèches arrivant à l'écran. Au premier (et plus si affinité) abord c'est un jeu au ludisme délirant permettant de surcroit d'avoir une activité physique relativement intense, au bout de 30 minutes on est comme après un bon footing, transpirant, lessivé, bien...

Donc c'est parti, je lance Stepmania (version PC de DDR), choisi "Chop Suey" de System Of A Down en guise d'échauffement, rien de tel qu'une musique un peu violente pour se mettre en jambes. Amis sautilleurs bonsoir !

Ce soir...

Ce soir je suis mort, une nuit de 5 heures suivie d'une nuit de 4, et un pot au boulot ce soir pour couronner le tout, je suis raide, lessivé, ratatiné, dégonflé, bon-à-rien...

Qu'à cela ne tienne, je vais me poser devant le spectacle de Gad Elmaleh, ou de Florence Foresti au choix, à pile-ou-face plutôt, et aller au dodo, je ne crois pas être capable de faire plus ce soir.

C'est l'été !

Le 21 juin marque le premier jour de la saison estivale, la période des raccourcissements vestimentaires (aussi appelée période "Débardeur" par un vieil ami), des lunettes de Soleil et de la crême solaire.

Tout commence ce soir par la désormais classique Fête de la Musique qui fête aujourd'hui ses 25 ans, et comme d'habitude le temps est gris, comme chaque année la fête va être humide.

Ce 21 juin confirme aussi le retour fatidique déjà amorcé il y a quelques semaines de mes envies de baignades, de plages de sable fin, de camping, de vacances...

Bien entendu, le boulot n'aide en rien, et Paris se révèle vite ne pas être l'endroit idéal pour assouvir les désirs aquaphiles, à moins d'aller dans une des peu nombreuses bases nautiques de banlieue, à tester. Paris plage arrive, mais la superficialité commerciale de l'évènement donne des boutons, tout comme l'eau de la Seine, pas glop...

Que faire alors, je ne sais pas si au plus chaud de l'été la Juine est "baignable", l'onde glacées qui coulent lentement actuellement est peu propice à la trempette, mais sait-on jamais, quand il fera 30°C à l'ombre je me laisserai tenter...

Le week-end à venir s'annonce aussi pluvieux à Paris, l'été commence mal, sinon au pire s'il fait chaud je pourrais toujours faire un remake de la vieille pub Tahiti Douche dans mon jardin :p

Live en Live

Ce soir (enfin hier soir), grande première, Concert de Live au Bataclan !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Live, visitez leur site : www.friendsoflive.com

Pour information, ils comptent parmi leurs plus grands tubes Tired Of "Me", Overcome, What Are We Fighting For? ou encore I Alone, rappelez-vous, ce tube avait été repris par K's Choice en duo avec Anouk et avait alors refait un carton :).

En première partie, un jeune groupe belge de rock aux variantes jazzy voir hard, pas désagréable, comparé à la première partie des Red Hot c'est du bonheur, le concert a ensuite duré dans les 1h45, dans l'ambiance feutré et intime du Bataclan, un vrai régal, en plus le public suit, les musiciens se défoulent, et la proximité de la scène apporte beaucoup à l'ambiance.

En bref, une très bonne soirée, je crois que je vais avoir un oeil plus attentif sur la programmation des petites salles :p

La tentation de l'insouciance...

Il est des moments où j'aimerai être pur esprit, sans contraintes matérielles, sans désirs, sans envies, akratopège comme dirait ma prof de philo de terminale (orthographe à vérifier)...

Non pas que la vie de pur esprit soit plus agréable ou plus passionnante que la vie d'un être humain, mais elle a l'avantage d'être beaucoup moins compliquée, pas de remises en question, pas de regards des autres à subir, pas de besoins bassement matériels à assouvir dans de nombreux domaines, être la plénitude incarnée ça doit avoir du bon... Bon bien sûr on perd aussi un peu du plaisir de vivre, de l'énergie apportée par la mortalité qui nous pousse toujours à nous dépasser, à surmonter l'insoutenable temporalité de l'être.

Cependant il m'apparaît tout à coup bien hypocrite et un peu lâche d'être tenté par ce désir d'immatérialité, qui n'est ni plus ni moins qu'une fuite, un désir quelque peu illusoire d'occulter les basses nécessités matérielles...

Mais je suis près à relever le défi, non pas de devenir pur esprit, mais de faire abstraction de pas mal de choses, de relativiser, je suis sûr que ça en vaut la peine, une petite purge des idées noires, un petit balayage des préoccupations inutiles, sans toutefois virer dans l'excès du "ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre."

A Bon entendeur salut !

Panem et Circenses...

Du temps des Césars, les foules se contentaient de peu de choses... du pain et les jeux du cirque, tant que les blés emplissaient les silos du forum et que les spectacles gratuits offerts par l'Empereur étaient donnés dans des arênes toujours plus magnifiscentes, toujours plus gigantesques, le peuple était satisfait.

A-t-on beaucoup progressé, je ne saurais me prononcer, mais l'envie et la tentation de la provocation me gagnent et me font dire "pas tant que ça".

En effet en cette période de coupe du monde de football, force est de constater qu'un match de foot et qu'une pizza suffit à une partie de la population pour accéder à une illusion d'état de satisfaction général, à la limite du bonheur.

Je vous vois venir d'ici, je vais encore passer pour un extrémiste, un dangereux simplificateur, mais tant pis, j'assume, m'abrutissant en ce moment même devant un énième pitoyable match de l'équipe de France contre la Corée du Sud, je me prends à nouveau à subir des accès utilitaires, du type "à quoi ça sert ?"

Alors que la Corée égalise à 1 partout, je souris, la folie s'emparrant des supporters Coréens et le désarrois manifeste des Français me semblent bien futiles, tant de souffrance et tant d'enthousiasme devant l'affrontement de deux équipes de 11 joueurs dont la vie se résume à faire entrer un ballon mesurant dans les 69 cm de circonférence, dans des cages de 7.32 m sur 2.44 m, en courant sur un terrain de 105 m sur 68 m.

Présenté de cette manière, cela semble bien dérisoire... Après la fin du match nul, dans tous les sens du terme, je fais l'erreur de changer de chaîne, et tombe sur un reportage présentant le calvaire des filles de l'Est "exportées" dans des pays comme la Turquie pour servir dans les réseaux de prostitution, exploitées, battues, réduites en esclavage, comme cette jeune Ukrainienne de 18 ans enlevée par les réseaux mafieux, et sûrement exploitée en Turquie, rapportant 6 000€ par mois à son proxénète, gagnant quand à elle 40€... et dire que le salaire mensuel moyen d'un joueur de L1 est de 40 000 euros bruts, je ne sais pas c'est le genre de détails qui me donnent peu d'espoir quand à l'avenir de l'être humain...

"Sick and Tired"

De la couleur des attentions...

L'Amitié est un art qui se cultive avec soin et nécessite une bonne dose de diplomatie. Bien souvent on est enclins à attendre beaucoup de nos amis, parfois trop, et certaines fois une attente non satisfaite amène déception et amertume.

Il faut cependant relativiser, car même s'il peut arriver de penser que "La caractéristique principale d'un ami est sa capacité à vous décevoir" (Pierre Desproges), nombreuses sont les fois où la déception provient d'une erreur d'interprétation, d'une dissonance de perception entre attentes des uns et actions des autres.

Je m'explique, à l'aide d'une jolie parabole de Lo. Imaginez que vous avez rendu un quelconque service à un ami, comme on dit "à charge de revanche", car même même capable de l'altruisme le plus désinterressé, on a toujours en soit un petit désir de reconnaissance, petite flamme d'espoir de réciprocité amicale. Vous êtes donc là, en attente secrête d'un quelconque feedback de la part de votre ami, et avez d'abord l'impression que celui-ci ne viendra jamais, puis peu-à-peu d'avoir été oublié... Mais rassurez-vous... enfin n'adoptez pas d'attitude aigrie tout de suite, car bien souvent le feedback a déjà eu lieu, mais vous ne vous en êtes pas rendu compte... En effet, (Lo's helping me) il est fort possible que vous ayez "donné en rouge", et dès lors êtes en attente d'une réciproque de la même couleur (ou pas). Votre ami(e), d'une sensibilité autre, vous a répondu peu après "en vert", mais n'étant pas sensible alors à ce type de réponse, vous ne l'avez pas perçue. Vous voici dès lors en attente d'un évènement déjà produit, ayant échappé à votre perception...

Bien sûr il arrive aussi tout simplement que l'ami en question n'ait pas du tout la même sensibilité et ne se sente pas dans l'obligation de répondre à l'attention, ce qui se conçoit fort bien, mais dès lors, il est une erreur à ne pas commettre (enfin c'est ma sensibilité personelle), c'est de reprocher à l'ami le manque de retour, de lui intenter un procès d'intention, rappelez vous que l'amitié demande beaucoup de diplomatie...

Et rappellez-vous que vos amis sont ce qu'ils sont, et que c'est pour ça qu'ils sont vos amis, résistez à l'envie narcissique d'en faire ce que vous voudriez qu'ils soient.

Les rebelles des temps modernes...

La société... son ordre établi, ses rêgles à respecter, ses codes de conduite forment un ensemble plus ou moins bien défini dictant les façon de se comporter et dans la plupart des situations les attitudes qu'il est "normal" ou "raisonnable" d'adopter. Cet ensemble n'est pas entièrement codifié, la Loi ne couvrant pas entièrement l'ensemble des activités humaines, même si elle en a la prétention, mais force est de constater que certaines personnes de par leur comportement ou leurs actes se place au dessus de la Loi, et enfreignent certaines rêgles...

Je ne m'attarderai pas sur les escrocs ou les criminels qui bien souvent vont volontairement et de manière répétée contre la Loi, je préfère parler ici des "rebelles ordinaires", rebelles de la vie quotidienne.

Quelques exemples afin d'essayer d'expliquer ce que j'entends sous la douce appellation "rebelles ordinaires", c'est parti pour une mise en situation :

  • Par une douce après-midi d'été, avec quelques amis en route pour des courses rapides, nous apercevons au bout de la rame de RER un jeune homme, du type "pantalon XXXXXL sale + casquette posée aléatoirement sur la tête + baskets à la mode + T-Shirt Banlieue Fashion"... Ledit jeune homme parcourt le wagon l'air absorbé par son activité... Il tient en main un large marqueur indélibile noir, et au cours de ses nombreuses pauses devant des parcelles vierges du mobilier de la RATP il ne peut s'empêcher de les agrémenter de diverses paraphes aux sens inconnus mais témoignagne efficace de son existence ("J'étais là !")..., et l'intérieur du train de se transformer en réceptacle des oeuvres d'un rebelle en crise existencielle, n'ayant pas trouvé mieux comme moyen d'expression...
  • Nombreux sont ensuite les sportifs anti-ticket, les bondissants des tourniquets, qui refusent délibérément de payer un titre de transport ou un abonnement pour les transports en commun tant il est vrai que les dernières fringues et godasses à la mode ont vidé leur porte-monnaie. Ils sont devenus des pros du saut de portillon, de l'infiltration de métro, certains poussant même le vice jusqu'à affronter les contrôleurs, deux de ces rebelles que j'ai vu oeuvrer un soir, face à une contrôleuse, l'ont regardé et fier de son impuissance lui ont jeté à la figure, comme une énième provocation savamment étudiée : "pas de ticket ni de papiers d'identité...", au pire ils font trainer et décampent comme des lapins au prochain arrêt...
  • La vague vague des rebelles vestimentaires, entre les rasta / dread et les pseudo-punks / no futur / we're doomed qui peuplent les boutiques gothiques ne se sentant pas bien dans le moule et s'appropriant une identité nouvelle.
  • Je passe rapidement les falsifieurs de cartes en tout genre (bleue, stationnement, étudiant - en ordre de "gravité" décroissante)
  • Les "anti-anti", la nouvelle vague de l'interdit d'interdire, exemple typique le fumeur grillant une clope posé sur un poteau arborant un magnifique "No Smoking".

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive, il existe encore de nombreux types de personnes que l'on pourrait "ranger" dans la catégorie rebelle, volontairement floue.

Tous ces rebelles sont à la fois attachants, dérangeant, exaspérant mais je préfère de loin les "rebelles existenciels", en mal-être, en quête d'identité et de moyen d'hurler leur existence que les "rebelles économiques", plus fraudeurs qu'autre chose...

Au revoir le clown...

Triste nouvelle en Une aujourd'hui, le grand Raymond Devos nous a quitté... Cet humoriste reconnu pour sa maîtrise de la langue française, de la contrepèterie et des jeux de mots est parti aujourd'hui, à l'âge de 83 ans, des suites d'une attaque cérébrale.
Le grand homme, dont les spectacles étaient parsemés de séquences de jonglerie, de musique et mimes aimait tourner en dérision les absurdités du monde.
On peut lire de lui sur Le Monde en ligne :

Commandeur de la légion d'honneur, Raymond Devos avait reçu de nombreuses distinctions, dont le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros (1975), un Molière du meilleur one-man-show (1989), un Molière d'honneur (2000), le Grand Prix de l'humour de la Sacem (2001). En 2003, le ministère de la culture crée en son hommage le Prix Raymond-Devos, destiné à récompenser un travail d'excellence autour de la langue française.

Pour le plaisir, quelques citations tirées de ses sketchs :

Rien, ce n'est pas rien ! La preuve, c'est que l'on peut le soustraire. Exemple : rien moins rien = moins que rien !
[...] Une fois rien, c'est rien ; deux fois rien, ce n'est pas beaucoup, mais pour trois fois rien, on peut déjà s'acheter quelque chose, et pour pas cher.
Extrait du sketch Parler pour ne rien dire
Avez-vous remarqué qu'à table les mets que l'on vous sert vous mettent les mots à la bouche ?
Extrait du sketch Alimenter la conversation
J'adore être pris en flagrant délire.[...]
La raison du plus fou est toujours la meilleure.
Extrait du spectacle Sens dessus dessous
J'ai un ami qui est xénophobe. Il déteste à tel point les étrangers que lorsqu'il va dans leur pays, il ne peut pas se supporter !
Extrait du sketch Xénophobie
Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter.
Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.
Je crois à l'immortalité et pourtant je crains bien de mourir avant de la connaître.

Même un humoriste qui meurt c'est triste...

Envies de vacances...

Le monde est trop pas juste... Il est navrant de constater que l'on a presque jamais ce qu'il nous faut au moment ou il nous le faut (je caricature mais bon ça me fait plaisir). Prenez les étudiants par exemple, ils ont toujours plein de temps, plein d'idées, plein de rêves à réaliser, mais fauchés comme les blés ils doivent improviser et limiter leurs ardeurs... A l'opposée, prenez les jeunes embauchés, ils ont plein d'argent (bon d'accord pas toujours), plein de rêves, des envies de vacances, de voyages, mais plus le temps de tous les réaliser...

Et mon esprit tordu de me chuchoter : "trouve toi une étudiante, au moins tu peux réparer la moitié du mal"...

Souvenir, souvenir...

Un petit post pour rappeler de bon / mauvais souvenirs, aller voici les sujet du bac de philo 2006 :)

Série L (littéraire) :

  • N'avons-nous de devoirs qu'envers autrui ?
  • Cela a-t-il un sens de vouloir échapper au temps ?
  • Expliquer un texte de John Locke sur la propriété.
Série S (scientifique) :
  • Peut-on juger objectivement la valeur d'une culture ?
  • L'expérience peut-elle démontrer quelque chose ?
  • Expliquer un texte de John Stuart Mill sur la confiance comme fondement principal du bien être social.
Série ES (économique et social) :
  • Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?
  • Une culture peut-elle être porteuse de valeurs universelles ?
  • Expliquer un texte du philosophe Alain sur l'économique qui n'est pas le premier besoin de l'organisation sociale.
Séries Techno
  • Pourquoi voulons-nous être libres ?
  • Raisonne-t-on bien quand on veut avoir raison à tout prix ?
  • Expliquer un texte d’Aristote sur l’imitation et l’art.

J'aime tout particulièrement le premier d'ES et le premier de L, allez savoir pourquoi...

Dur dur...

Ce matin levé 6h20, en 15 minutes je suis prêt à partir, je laisse le temps à mon hôte d'émerger à son rythme et elle m'accompagne à la gare. Au guichet automatique, je prends un billet pour le premier train pour Paris, annoncé à 07h23 avec une correspondance aux Aubrais.

Je dis au revoir à la demoiselle qui rentre finir sa nuit et me voici en route, un changement et une heure 10 plus tard me voici dans la capitale, le temps de regagner la ligne 5 et Gare de Lyon, je m'engouffre dans le RER A, et là c'est le drame, le seul fait de redescendre l'escalier quotidien menant au quai du RER, un pincement étrange me saisit... Comme si après un WE aux allures de vacances je me voyait à nouveau englouti dans la routine du quotidien...

Le choc du retour à la routine passé, quand j'arrive au boulot, là encore, la motivation me fait défaut. Je réalise tant bien que mal les tâches imparties pour la fin de la journée, et quelques problèmes remontés de la part du client allongent mon temps de présence jusqu'à 19h30, heure à laquelle je quitte ma tour.

Je rejoins alors le RER, que la chaleur diurne a surchauffé, un petit coup de métro frais puis de nouveau un RER tropical m'emmène chez moi, je suis un peu trempé...

La soirée est des plus moroses, la motivation manque, tout m'irrite, tout me déçoit, il y a des soirs où l'on préfèrerai ne pas exister, je ne sais pas, mais ce soir-là, diverses raisons ayant autant d'intérêt pour le lecteur que sa première couche culotte me font sombrer dans un état de noirceur triste...

Et je me rends une nouvelle fois compte que la musique est une arme redoutable quand passe dans ma playlist la chanson de Simon & Garfunkel, "I am a rock", décidément, Winamp est d'une fourberie à toute épreuve...

A winters day
In a deep and dark december,
I am alone,
Gazing from my window to the streets below
On a freshly fallen silent shroud of snow.
I am a rock,
I am an island.
I've built walls,
A fortress deep and mighty,
That none may penetrate.
I have no need of friendship
friendship causes pain.
Its laughter and its loving I disdain.
I am a rock,
I am an island.

Dont talk of love,
But Ive heard the words before,
Its sleeping in my memory.
I wont disturb the slumber of feelings that have died.
If I never loved I never would have cried.
I am a rock,
I am an island.

I have my books
And my poetry to protect me;
I am shielded in my armor,
Hiding in my room, safe within my womb.
I touch no one and no one touches me.
I am a rock,
I am an island.

And a rock feels no pain,
And an island never cries.

Même si je ne suis pas d'accord avec toutes le paroles, certaines trouvent un troublant écho en moi...

WE à Orléans (Part 2)

[Mode narration "neutre" ON]
[NB : Photos non contractuelles :p ]

Dimanche 6h du mat, il commence déjà à faire jour, j'émerge suite à des bruits bizarres venant de la rue. Il fait chaud, dans les 27°C, une grosse mouche noire vole dans l'appartement, je décide d'essayer de me rendormir et passe quatre heures à tourner entre songe et réalité, le Dimanche commence bien.

Finalement aux alentours de 10h, les trois marsupiots se lèvent, avec la température, l'avis est unanime, aujourd'hui piscine !

Après quelques coups de téléphone pour récupérer les horaires d'ouverture et fixer les détails pour le déménagement partiel du soir d'une des roommates, il faut maintenant préparer le pic-nic.

A disposition, salade de riz-pâtes de la veille, saucisson, kiri, orange, bananes, eau, il ne reste plus qu'à aller acheter une pastèque et du pain et le tour sera joué.

Petit tour pour rendre le DVD, pas de chance, c'est fermé, achat de deux baguettes, et de la pastèque et la surprise, ça pèse lourd une pastèque... Au jugé, on aurait dit au maximum 3 kilos, mais le vendeur annonce 4.2 kg, mais il peut la couper bien sûr, alors on prends la moitié et nous voici heureux propriétaires d'une demi-pastèque de 2.2 kg.

Puis viens le temps de prendre le tram, après quelques ratés et oublis nous voici en route. Une petite marche pour se rendre à la piscine, on paye notre entrée - 1 adulte (5€30), 2 étudiantes (2€30) pour la modique somme de 15€20... bien sûr la caissière a compté 2 adultes... pas grave elle rembourse- et bien sur cela saute aux yeux, il est écrit partout "Shorts de bain interdits"... bon tant pis, je demande s'ils peuvent me prêter un slip de bain, le seul à ma taille est un peu trop grand, mais surtout sans ficelle, qu'à cela ne tienne, je prends celle de mon short et avec une grande patience je la passe dans l'ourlet, ouvrage qui me prends quand même plus de 20 minutes.

On se pose, on grignotte, on bronze, vive le farniente. Une de mes amies remarque avec stupeur la présence de nombreuses gamines dont elle a la charge à la garderie où elle travaille occasionnellement, gamines qui l'ignore avec superbe. Après une longue phase de rissolage au soleil, il est l'heure du premier plouf, après une phase de refroidissement bien respectée, sous les yeux d'une future Surveillante de Baignade on se lance, nous voici en phase aqueuse, redevenus poissons, mais sans les branchies.

La suite de l'après-midi se passe tranquillement, on profite du soleil, de l'eau, on se détend, mais quand approche 18h, il est temps de rentrer, retour au tram, retour en ville.

On rentre à l'appart, les parents d'une des demoiselles arrivent pour le déménagement partiel, quelques meubles sont descendus, un groupe remplit la voiture pendant qu'un autre va rendre le DVD, puis c'est le départ de la moitié de mes hôtes, je décide pour ma part de ne rentrer que le lendemain et d'aller directement au travail, sans passer par la case "chez moi", histoire de prolonger l'effet WE - vacances.

Nous nous retrouvons donc 2 loques dans l'appartement, préparation d'un salade verte agrémentée de jambon de pays, mimolette, tomates cerise, un oeuf en plus pour la demoiselle.

Repas fini, on décide d'aller se poser sur les bords de Loire pour profiter de la brise du soir, papoter un peu à l'air frais et au bruit de l'eau. Passe par là un ami de la miss, on fait connaissance, puis on repapote, souvenirs de classe, anecdotes.

Il commence à faire frais et nous décidons de rentrer avant minuit, la matinée du lendemain commençant tôt pour prendre le train, et une fois arrivé, nous sombrons en peu de temps dans un sommeil réparateur.

[Mode narration "neutre" OFF]

WE à Orléans (Part 1)

[Mode narration "neutre" ON]
[NB : Photos non contractuelles :p ]

Départ 9h21 de Paris, arrivée 10h29 à Orléans.

Je suis accueilli par 2 charmantes amies, et aussitôt arrivé, rapides courses avant de rentrer chez elles pour poser les affaires. Le temps d'offrir le thé à la menthe attendu (ça sent la fake surprise) de papoter un peu et de mettre de la musique, il est bientôt temps de manger. Le repas est simple à préparer, aucun de nous trois n'ayant d'a-priori culinaire, ça sera donc salade de riz + pâtes + saucisse + gouda + tomate, un peu de saucisson, puis laitage et dessert (fruit ou compote).

L'après-midi arrivant, il faut se bouger, nous partons pour une balade sur les bords de Loire, et nous voici touristes en tongues marchant vers le fleuve, Laura multi-tâches maniant un bâton du diable en marchant.

La recherche d'un coin pour se poser est longue, on se promène, jusqu'à arriver sur une île entre deux bras de Loire, où l'on se pose, les pieds dans l'eau, profitant d'une légère brise et d'un soleil radieux.

Et les 3 amis de papoter, philosopher (enfin je n'ai pas la prétention de me déclarer philosophe), parler à bâtons rompus, observer la faune et flore locale, entre la famille nombreuse et son parasol Heineken et les jeunes adolescents venus fumer au bord de l'eau, dont l'un arrive même à nous faire une scène de ménage... Bref, on laisse passer le temps, on fait plus ample connaissanc, on profite du beau temps et de la bonne compagnie.

Le temps passe vite et il est bientôt l'heure de rentrer, coupant par la Loire, le retour est plus rapide, et bientôt nous voici dans l'appartement, petite douche, petit apéro et repas du soir, au menu fajitas avec viande de dinde - guacamole maison (pas top, avocat trop mûr sûrement) - sauce au thon (maison, délicieuse) - maïs - oignons.

Le repas terminé, on a bien (trop ?) mangé, on se pose, discute musique, informatique, linguistique, puis on se motive pour aller louer un DVD pour le soir. Une fois dans le magasin, le choix est dur, on prends beaucoup de temps avant de se sortir avec Ocean 12 sous le bras.

Le soleil et la journée nature faisant son office, 3 loques regardent le film, qui met du temps à démarrer, puis vaincus par la fatigue il est l'heure d'aller au dodo, bonne nuit à tous.

[Mode narration "neutre" OFF]

Make You Feel Better...

This is the time, this is the day, finally the Red Hot Chili Peppers' concert has come...

Sorti tôt du boulot, je rejoins Nico, on passe chez lui poser mes affaires pour le WE, et on file à Bercy. On y arrive 1h15 avant le début du concert, et déjà la fosse est comble, arf pas grave... Mais en s'approchant, on se rend vite compte qu'il y a en fait 2 fosses, la plus proche de la scène étant réservée aux premiers arrivés, les chanceux.

Pas de problème, nous nous installons en deuxième fosse, avançant au gré des infiltrations de spectateurs téméraires, afin de nous rapprocher un peu de la scène, ce que tout le monde s'evertue de faire avec plus ou moins d'insistance et de discrétion.

Une fois "assez" proches, tout est relatif, une fois que notre progression n'était plus possible sans jouer les fiers-à-bras, on s'arrête pour discuter, interrompus par les sursauts de la foule à chaque fois qu'un technicien apparait sur la scène. De temps en tant parmi le jeune public s'allume un joint, juste derrière nous deux ado aux cheveux gras préparent un tarpé dont la taille n'a d'égal que l'odeur de foin que sa combustion provoque, ce n'est pas avec ça qu'ils ont une chance de tripper.

Puis les lumières s'éteignent et apparaissent les musiciens de la première partie, et là, c'est le drame... En effet, lesdits musiciens étaient des rappeurs made in USA, et pour des spectateurs attendant les Red Hot, c'est un crime.

Et le public de huer, de témoigner de son mécontentement par des gestes obscènes et provocateurs, à la grande surprise de certains spectateurs (anglophones pour la plupart) qui apprécient le Rap US. La prestation s'éternise, les rappeurs vont même jusqu'à passer du rock sur leur platines pour apaiser la foule en colère, on aura tout vu...

Puis ce qui devait arriver arriva, les Red Hot étaient prèts, les piètres rappeurs leur cèdent la place et d'un seul coup tout bascule.

Alors que la prestation des artistes précédents avait laissé l'assistance de marbre, dès les premiers accords un sursaut prend la foule, et c'est parti, l'essoreuse se met en place...

Nous voici comme entraînés par de puissants courants, à gauche, à droite, vers l'avant, vers l'arrière. Je joue la technique du courant dominant, profitant de chaque occasion pour le rapprocher de la limite de notre seconde fosse, symbolisée par de puissantes barrières anti-émeutes. Mais bien sûr, plus on s'approche de cette limite, plus les conditions sont rudes, plus la concurrence est féroce. Il règne en ces lieux une moiteur tropicale, la densité de population est la plus élevée au monde, et l'humidité qui y règne est insupportable (sans parler de l'odeur dûe au manque de résistance de certains estomacs fragiles).

De temps à autre une personne submergée prise d'angoisses agoraphobiques demande à être sortie de cet enfer, généralement soulevée par des bras de spectateurs secoureurs, elle est ensuite happée par les vigiles qui la ramène derrière, retour à la case départ.

Le concert bat son plein, les artistes reprennent By The Way, Californication, entre les morceaux de leur nouvel album tels que Snow ou Make You Feel Better, avec de jolis jeux de lumières et vidéos projetées sur les écrans en fond de scène. La bataille fait rage au niveau des barrières de la seconde fosse, je suis moi-même victime d'une attaque de la part d'une demoiselle de type anglaise XXXXL, suivie de ses ammies XXXL et XXL. Celle ci essaye de jouer avec ses dimensions pour attendre la barrière et arriver en "première" place, à coup de fesse elle essaye de se frayer un chemin... tout à coup, réalisant ma résistance farouche, elle dit tout haut "He's pushing me !!!!" en m'envoyant un regard courroucé de ses petits yeux méchants, et un nouveau forcing... Je me retourne et achève la bête d'un "Stop It !!!" plus que convainquant, préférant épargner aux oreilles des spectateurs l'efficace "Fuck Off U Bitch !!!" qui aurait été malvenu... Le pire étant que quelques minutes après, il a fallu faire sortir mademoiselle XXXXL, celle-ci ayant fini par se lasser d'être réduite à de la matière compressible, et bien sûr c'est sur moi que ça tombe, une fois légèrement soulevé par des spectateurs m'entourant, je deviens le prochain obstacle à l'évacuation du mammifère, et me vois contraint de m'agenouiller pour la faire passer par dessus moi et me rendre compte que chez certaines personnes la gravité terrestre se montre plus cruelle... Avec tous ces évènements le temps passe vite et déjà on arrive à la première Fake End, dont je profite pour le reculer, ayant eu ma dose d'écrasement et ma dose d'explosion auditive, le son ayant progressivement été augmenté, il était grand temps de prendre de la distance, d'autant plus que j'étais un peu dans un état pitoyable, trempé par les arrosages et distributions d'eau des membres de la sécurité, le ventre vide chahuté par les mouvements de foule, à mi chemin de la fringale et de la déshydratation, bref pas très frais...

Je monte donc dans les gradins du fond pour finir d'admirer le bis, profiter de la reprise de Sunday, Bloody Sunday et du Medley final...

Tout-à-coup, comme pour sonner le glas des espoirs d'un second bis, les lumières se rallument, sombres annonciatrices de la fin du spectacle... Je sors alors de la salle de concert, trempé, avec l'impression de sortir d'une lessiveuse, les mollets en compote et la tête dans les nuages.

Aïe Aïe Aïe, ce n'est plus de mon âge :p

La métaphysique des tubes...

Il me fallait un nouveau livre à lire pendant mes trajets quotidiens. Après l'univers fantasque et surréaliste de Serge Brussolo, peuplé de vents meurtriers, de chevaux électriques, d'hommes taupes et diverses autres étrangetés, j'avais décidé de changer de style. Parcourant les rangées de livres en tout genre, je tombe sur un ouvrage blanc, à la couverture des plus sobres, au titre attirant autant que mystérieux... "Métaphysique des tubes", d'Amélie Nothomb. Amélie Nothomb, Amélie Nothomb, ... ce nom me dit quelque chose, j'ai du le voir en devanture d'une librairie, difficile de savoir où, mais voyons voir, je tente le coup, je l'ouvre et lis les premières lignes :

Au commencement il n'y avait rien. Et ce rien n'était ni vide ni vague : il appelait rien d'autre que lui-même. Et Dieu vit que cela était bon. Pour rien au monde il n'eût créé quoi que ce fût. Le rien faisait mieux que lui convenir : il le comblait.

"Oula" allez-vous me dire, tout cela est bien obscur et incompréhensible... Mais cependant fort intrigant, à tel point que je me suis lancé, j'ai emprunté ledit bouquin. Et surprise, en rentrant chez moi, pendant plus d'une heure de trajet je me plonge dans l'univers d'Amélie, pour découvrir que l'ouvrage est auto-biographique et que nombreux sont les sens cachés qui se révèlent au fur-et-à-mesure de la lecture, un régal.

Si vous aimez vous étonner, je vous le recommande chaudement, même si le style ne va pas plaire à tous le monde.

Automédicamentation...

Snif, je suis en train de tomber malade, les prémices d'une saloperie apparaissent, le nez qui goutte, le fond de la gorge qui commence à piquer, symptômes habituels d'un petit cocktail rhume-angine des plus douloureux...

Ni une ni deux je fonce à la pharmacie, et achète une boîte de dolirhume et une autre de solutricine, en espérant tuer le mal dans l'oeuf au plus tôt, avec ma fin de WE qui s'annonce sportive et mouvementée, pas envie de la gâcher...

Certes vous me direz "pas bien", je ferai mieux d'aller voir un médecin, histoire d'avoir un vrai diagnostique et des médicaments appropriés, mais non, je ne sais pas, roi des scrupules je n'ai pas envie de creuser le trou de la sécu déjà béant, alors si je suis malade je me démerde, je sais je cotise et j'ai le droit de profiter de la sécu, mais j'ai des scrupules...

Aller croisez les doigts pour que ça passe au plus vite.

C'est aujourd'hui ou jamais...

C'est affreux, tout concorde... La Fin du Monde approche, c'est inéluctable...

En ce 6 juin 2006, les conjonctions numériques sont parfaites, 06/06/2006, 666 pour les intimes, et voici que dans la date du jour apparaît le Chiffre de la Bête, le nombre satanique, synonyme d'Apocalypse. Il ne s'est rien passé ce matin à minuit passé de six minutes, pourtant là encore on avait carrément droit au 6666...

Tout semble indiquer que cette fois-ci c'est la bonne, diverses observations se rejoignent et se renforcent, entre la Conjonction astrale d'Alpha et de Proxima du Centaure, les prophéties lues dans les entrailles de poulets grippaux, de vaches folles ou de moutons tremblants, le vol des porteurs de H5N1, la couleur de mon capucino ce matin, les récits hallucinés des voyantes, taromanciennes, tourneuses de guéridons, franchement si on est encore là ce soir ça va tenir du miracle.

Minuit approche et toujours rien, plus le temps passe plus le temps qui nous reste est court, les dernières secondes avant minuit s'égrennent doucement, je retiens ma respiration et... et non... RIEN, RIEN, RIEN ne se passe... Pas de fracas cataclismique, pas de météorite géante frappant la Planête Bleue de plein fouet, pas d'Ere Glacière instantanée, pas d'holocauste nucléaire champignonesque, le Vésuve et la faille de San-Andreas dorment toujours, les armées démoniaques qui pic-niquaient devant les portes de l'Enfer sont reparties à la maison, sans nous envahir ni nous trucider.

Mais pourquoi ? Pourquoi donc cet énième loupé ? Avec l'habituel effet pétard mouillé ce 6 juin 2006 rejoint la longue liste des dates prophétiques avortées, décidément la Fin du Monde aime se faire attendre. En même temps j'aurais du le prévoir, franchement pour que l'ami Paco ne dise rien il fallait bien que ce ne soit pas le bon jour.

Aller je laisse R.E.M. conclure pour moi :)

That's great, it starts with an earthquake, birds and snakes, an aeroplane and Lenny Bruce is not afraid.
Eye of a hurricane, listen to yourself churn - world serves its own needs, dummy serve your own needs.
Feed it off an aux speak, grunt, no, strength, the Ladder start to clatter with fear fight down height.
Wire in a fire, representing seven games, and a government for hire at a combat site.
Left of west and coming in a hurry with the furys breathing down your neck.
Team by team reporters baffled, trumped, tethered cropped. Look at that low playing.
Fine, then. Uh oh, overflow, population, common food, but it'll do to Save yourself, serve yourself.
World serves its own needs, listen to your heart bleed dummy with the rapture and the revered and the right, right.
You vitriolic, patriotic, slam, fight, bright light, feeling pretty psyched.

It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it and I feel fine.

Six o'clock - TV hour. Don't get caught in foreign towers.
Slash and burn, return, listen to yourself churn.
Lock it in, uniforming, book burning, blood letting.
Every motive escalate. Automotive incinerate.
Light a candle, light a motive. Step down, step down.
Watch your heel crush, crushed, uh-oh, this means no fear cavalier.
Renegade steer clear! A tournament, tournament, a tournament of lies.
Offer me solutions, offer me alternatives and I decline.

It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it and I feel fine.

The other night I dreamt of knives, continental drift divide.
Mountains sit in a line, Leonard Bernstein. Leonid Brezhnev, Lenny Bruce and Lester Bangs.
Birthday party, cheesecake, jelly bean, boom! You symbiotic, patriotic, slam bug net, right? Right.

It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it.
It's the end of the world as we know it and I feel fine...fine...

Why...

Je ne sais pas ce qu'elles ont toutes, mais il semblerait que je plaise aux (trop) jeunes filles... Ce soir en rentrant du boulot, assis devant moi dans le RER un groupe de trois personnes, un mec et deux filles, dans la disposition suivante, une fille me tourne le dos, en face d'elle le mec et à côte de lui l'autre fille.

Je commençais tranquillement à somnoler non sans avoir au préalable gratifié la demoiselle me faisant face d'un ou deux duels oculaires gagnés haut la main (vive l'entraînement), quand je la surprend à me jeter des regards furtifs tout en chuchotant à la demoiselle de dos... Et bien sûr après diverses tentatives de discrétion échouées, celle-ci se retourne l'air de rien pour observer le reste du wagon, et au milieu, moi... puis elle reprend sa position initiale non sans gène...

Peu après, prétextant une séance d'écoute de mp3 entre filles, le mec et la fille de dos échangent leurs places, afin que la seconde demoiselle puisse observer à loisir, mais celle-ci est timide, et rougit pour un rien, et ça rigole, ça chuchotte, dans mon coin j'essaye de les ignorer, les demoiselles ont l'air trop jeunes pour moi...

Cependant s'engaillardissant, la demoiselle sort son téléphone portable et fait mine de prendre en photo le mec, c'est bizarre, celui-ci s'est légèrement décallé et il me semble être la cible prioritaire de l'objectif... Sans coup férir, je décoche au dit objectif un sourir ravageur, en regardant droit dans ce sombre oeil cyclopéen. La réaction est immédiate, la seconde demoiselle dit à sa copine, "tu t'es fait cramer !!!, il sourit !!!" Et le trio de partir en fou-rire, la première demoiselle virant au rouge vif.

Le voyage touche déjà à sa fin, et "Miracle", les deux demoiselles descendent au même arrêt que moi, la seconde répétant depuis 5 minutes à sa copine le mot "destinée"... N'y tenant plus, une fois à quai, je regarde les deux demoiselles et leur demande, un peu sans-gène, leur âge... 17 ans, il me semblait bien que ça sentait l'innocence et la légèreté tout ça, et les deux demoiselles de me dire qu'elles me trouvent mignon, et moi de ne pas insister, je ne sais pas, c'est trop jeune pour moi... Je les quitte donc avec un "Bonne soirée" qu'elles me rendent aussitôt, avant d'aller prendre une voiture avec chauffeur (la soeur de l'une d'elle) les attendant devant la gare...

Franchement elle est pas belle la jeunesse ?

Plop

Plop, oui plop... Il est intéressant de remarquer à quel point les interjections sont des des outils d'expressions complexes et insaisissables. L'utilisation massive de messageries instantanées renforce ce phénomène, le "lol" en étant un des exemple les plus représentatifs. Mais ce bestiaire de mots-à-tout-faire se révèle vite fort dangereux, car souvent connoté, connecté à une situation particulière, à un vécu singulier, et souvent compréhensible dans une situation donnés. Quelques exemples:

  • Glop / pas Glop : petite interjection provenant de Pifou signifiant la satisfaction ou la déception, souvent employée par deux clones entre eux :) .
  • Yosh, plop, toupidoum, hello, kikoo, hi : diverses interjections de bienvenue, plus ou moins équivalentes au "salut" classique, d'origines sombres et variées.
  • Arf : interjection signifiant la compassion vis-à-vis d'une situation négative.
  • [...etc...]

Cette petite liste est loin d'être exhaustive, mais témoigne déjà de la volatilité de la langue écrire, qui adapte à son goût diverses onomatopées et sonorités pour en faire des mots à la signification souvent indécise, et entière. Amateurs de la langue française, selon votre sensibilité, appréciez ou inquiétez-vous !

Il a tué Mistral Gagnant !

2 juin au soir, retour du boulot. Alors que j'étais tranquillement en train de lire un bouquin baigné par mes mp3 un évènement tragique survint dans le RER. Une silhouette qui ne m'est pas inconnue surgit dans le wagon, dégaine sa guitare, lance un grand "Bonsoir" et commence à gratouiller... Bizarre, cette scène me rappelle quelque chose, mais plongé dans la lecture je ne fais pas plus attention, je me dis juste que les accords me rappellent de loin ceux de Mistral Gagnant, mais l'interprétation n'est pas des meilleures... C'est alors que l'individu met à chanter et c'est le drame. Les accords sont monotones, répétitifs, sonnent faux, la voix n'est pas synchronisée, accélère, ralenti, monte dans les aigüs, descend, en suivant la mélodie originale avec une approximation irritante...

C'est dans ce genre de situation que le temps semble élastique, qu'il semble s'étirer en une longue complainte interminable... Mais quand est-ce qu'elle finit cette chanson ? Elle ne me semblait pas si longue la dernière fois que je l'ai entendue. Je me demande alors si le chanteur se rend compte du manque de justesse de son interprétation, il est vrai que s'il veut inspirer la pitié dans sa recherche d'une obole, il a ses chances, mais chez la plupart des personnes il ne suscite qu'irritation devant le massacre d'une belle chanson...Pour autant que je m'en souvienne il y a quelque temps de cela, j'avais eu droit à une interprétation de One Of Us et d'autres chansons par un couple de "chanteurs itinérants", la justesse et la sincérité de la voix de la chanteuse (et le fais que j'aimais bien les chansons interprétées) m'avaient alors convaincu de sortir la plus grosse pièce de mon porte-monnaie, en guise de remerciement aux interprètes pour ce joli moment musical égayant un trajet quotidien.

Une fois la chanson (enfin) finie, traditionnel passage dans les rangs de la rame, un verre en carton à la main, afin de récolter la bonté des passagers et un moyen de subsistance... Et j'ai presque honte, je n'ai rien donné, ma sensibilité musicale a été plus méchante que ma générosité... La prochaine fois, promis, je donnerai un petit quelque chose.

Bloody Help...

Et de trois... Ce matin tôt levé, tôt parti, fringant et mal réveillé, je dévie légèrement de mon parcours dodo-boulot habituel pour faire un petit détour par l'EFS, rue Crozatier, à une station de métro de l'itinéraire quotidien. Je vois déjà vos réactions... L'EFS ? Kézako ? Je sais, c'était juste pour l'effet d'annonce, le mystère accrocheur de la première phrase chic-et-choc qui tient le lecteur en haleine. Alors non, l'EFS n'est pas l'Emminente Fracture Sociale ni encore l'Eternel Féminin Sournois (deux sujets d'actualité), c'est juste l'Etablissement Français du Sang, chargé de la collecte des dons des généreux anonymes qui pensent qu'avec un peu de sang en moins ils pourront servir au moins à sauver un peu de vies en plus.

Et donc moi, d'arriver à 8h tapantes à l'accueil, un grand sourire au lèvres, déclamant le coeur plein de joie : "Bonjour, c'est pour un don du sang total". Scénario classique ensuite, "c'est votre premier don / non c'est le troisième / vos nom et prénom s'il vous plait [...]" et voici mon dossier retrouvé dans les archives numériques, petites vérifications pour les changements d'adresse ou de téléphone, distribution du formulaire et je suis invité à m'assoir en salle d'attente pour y remplir ledit formulaire et attendre le médecin pour la maintenant classique visite médicale pré-don. Formulaire rempli, j'attends un certain temps, un peu trop long à mon goût, puis le médecin vient me chercher, on épluche rapidement mon questionnaire, il me prend la tension, après avoir lutté sur le bras gauche - ya un muscle qui cache l'artère a dit le spécialise, mouais, s'il le dit - le bras droit délivre un 12/9 légèrement supérieur à la tension du dernier don.

Une fois ce test qualificatif effacé sans problèmes, me voici en salle de dons, avec une infirmière d'un certain âge (enfin non dans les 45 ans) dont l'attitude attentionnée et quelque peu maladroite attire tout de suite mon attention. En effet, nouvelle engagée par l'EFS, elle est ici en fin de formation, et son application presque scolaire fait sourire. Elle récite presque le manuel de la parfaite ponctionneuse de sang, m'installe sur le siège (après choix du bras à victimiser), veille à mon confort, et commence les opérations avec la plus grande attention, sous l'oeil attentif de la formatrice, à laquelle elle jette des petits regards en quête d'approbation et pose des questions en cas de doute.

Tout se passe ensuite presque en ralenti (en résumé ici) :

  • Déballage des pochettes stériles vides.
  • Nettoyage des mains avec respect des cinq six temps. Merci Mimie
  • Installation des pochettes dans le collecteur (qui remue le sang pour qu'il ne coagule pas).
  • Sortie des tubes pour les prélèvements.
  • Petit coup de manugel.
  • Préparation des compresses.
  • Vérification du placement des tubes, et du paramétrage du collecteur.
  • Pose du garrot.
  • Nettoyage minutieux de la zone de prélèvement.
  • Re-petit coup de manugel, après conseil de la formatrice.
  • Dénudage de l'aiguille. Merci Mimie
  • Picouze (aïe, bobo u_u, elle doit stresser un peu, parce que là je l'ai bien sentie l'aiguille T_T).
  • Fixation au sparadra de l'aiguille.
  • Etiquetage des tubes et pochettes pendant que je vois la petite poche destinée aux prélèvements se remplir d'un sang rouge vif assez foncé, tirant sur le bordeaux, fort jolie couleur ma fois.
  • Remplissage de la poche une fois la dose suffisante pour les prélèvements.
  • Remplissage des tubes grâce au sang collecté dans la petite poche, j'adore le système.
  • Puis attente, attente, je me vide un peu, la poche se rempli, le principe des vases communiquants marche toujours, ça rassure.
  • Pendant ce temps on discute, et bien sûr on oublie de desserrer le garrot.
  • 470 mL, fin des hostilités, compresse, bandage, j'ai le bras pas mal endolori, mais suis fier de la mission accomplie.
  • Restauration et c'est reparti, direction le boulot.

Arrivé au boulot, comme d'habitude les commentaires sont partagés... Les attitudes vont entre me considérer comme un stakhanoviste du don du sang, fournir une excuse bidon pour ne pas faire de don soi-même, m'admirer pour le "courage" qu'il faut avoir pour donner son sang... Encore une fois j'ai l'impression d'être un extra-terrestre... Pourtant... En y réfléchissant un minimum, pourquoi je fais le don de mon sang ? Pour montrer l'exemple, faire des émules, parce que moi-même ou une personne qui m'est chère pourrait avoir besoin de sang un jour, et c'est alors qu'on prend conscience de l'importance du don. Pour être utile... parce que parmi mes 5 litres de sang une petite ponction ne me fera aucun mal et pourra peut-être permettre de sauver une vie.

Enfin... c'est vrai... le don du sang c'est à la fois altruiste et égoïste, on donne aux autres et on en tire la fierté d'avoir donné, alors profitez-en, donnez :)

Time to relax


Ah, it's time to relax and you know what that means
a glass of wine, your favourite easy chair
and of course this compact disc
playing on your home stereo.
So go on indulge yourself, that's right,
kick off your shoes, put your feet up,
lean back and and just enjoy the melodies.
After all, music soothes even the savage beast....