La subjectivité, j'adore...
Etant jeune, il m'arrivait souvent de reprendre les gens qui érigeaient un jugement de réalité en jugement de valeur. Il m'est en effet assez désagréable de voir une personne étiqueter telle ou telle activité, tel ou tel objet d'une appréciation se voulant universelle alors qu'elle n'est que le reflet d'un vécu, d'une sensibilité, d'une estimation tout à fait personnelle et subjective de la réalité.
Explicitons ce charabia par l'exemple, et deux mises en situation :
- Premier cas, le jugement de réalité. Il s'agit d'un jugement personnel et subjectif, si je dis que j'aime la musique pop-rock, le handball, la raclette, telle ou telle demoiselle, ce ne sont là que l'expression de ma manière d'aborder ces objets (au sens large) de la réalité. Ces jugement parlent plus de moi que des objets en question, suivant une relation binaire, moi et ces objets (désolé pour le style un peu philo, c'est de la pensée déclarative).
- Deuxième cas, le jugement de valeur. Il s'agit ici d'essayer de donner une valeur en quelque sorte universelle à un objet. Ce type de jugement est beaucoup plus difficile à émettre dans le sens où dans bien des cas il peut aller à l'encontre de la subjectivité de certaines personnes. Devant un magnifique tableau impressionniste, on ne peut qu'être touché par ses qualités esthétiques. Ce type de jugement apporte une quantification des qualités picturales de l'oeuvre dans un désir d'estimation objective de ses valeurs.
Mais ces deux types de jugements ont vite tendance à se mêler dans la bouche de nombreuses personnes. En effet, le glissement est facile entre "je n'aime pas la musique classique" et "la musique classique c'est de la m%#$&"... D'un jugement de réalité subjectif on passe très facilement à un jugement de valeur qu'hypocritement on voudrait universel, vive l'ego...
On se rend bien vite compte que les jugements de valeur sont à manier avec circonspection, voir même ne sont que des concepts théoriques... Quand bien même un tel jugement serait "L'Univers est d'une complexité phénoménale", chose que peu de personnes peuvent nier, il s'agit de qualifier la complexité de l'Univers, et même les savants les plus brillants s'y perdent aisément... Mais même là certains diront que non, ce n'est pas si compliqué que ça... Quels empécheurs de juger en rond... Comme disait Simone de Beauvoir : "L'humanité est une suite discontinue d'hommes libres qu'isole irrémédiablement leur subjectivité."
Mais allons plus loin, et moins dialectique... Evadons nous dans l'immensité du dilemne de la subjectivité. Attentions, les lignes qui suivent peuvent provoquer divers sentiments, depuis le "mais qu'est-ce qu'il raconte" jusqu'au "Ouuuaaaahhh", mais je vous rassure, ça ne peut faire que du bien aux cellules grises. Tout part d'un simple constat, assez difficile à exprimer cependant... Considérons la Terre, au milieu de l'Univers, sur cette Terre, plus de 6 milliards d'êtres humains, et là où ça devient intéressant, plus de 6 milliards de visions différentes de la Terre et de l'Univers...
Bien sûr, les plus vifs et les plus sarcastiques d'entre vous me diront "c'est normal", on voit tous des choses différentes... Certes, au delà de la simple différence de point de vue (au sens premier du terme), l'interprétation de l'ensemble des informations que nos divers organes sensoriels envoient à notre cerveau est modulé par le biais de notre vécu, notre sensibilité, notre humeur au moment de la perception, et beaucoup d'autres choses encore...
Je laisse conclure Arthur Schopenhauer, avec beaucoup plus de brio que je n'en suis capable : "Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps céleste et le misérable moi.", on est bien peu de choses.
Par Dams, mercredi 31 mai 2006 à 21:27 :: Réflexions
Des odeurs...
La promiscuité des transports en commun n'est pas sans danger... On y subit les chocs consécutifs aux mouvements de foule des usagers voulant à tout prix prendre le train qui vient d'arriver, histoire de ne pas perdre 2 précieuses minutes à attendre le suivant. On y subit les compressions non artistiques qui en découlent et qui nous font dire que la vie des sardines à l'huile est cruelle en plus d'être ennuyante. On y subit des regards dont les sens nous échappent, nous font penser "mais qu'est-ce qu'il/elle me veut celui/celle-là ?". Enfin on y subit des odeurs diverses et variées, le plus souvent indiscernables, non-identifiées...
Mais il est des jours où ça devient insupportable, j'ai très récemment eu l'occasion d'avoir un co-voyageur qui, en guise de collation mangeait un petit pain au sézame fort odorant. J'ai de la chance, j'aime bien cette odeur, mais je pensais alors aux personnes qui ne l'apprécient guère et me disais qu'elles devaient passer un moment fort désagréable...
Me revint alors en mémoire un supplice que j'avais moi-même subit dans le RER, il y a de cela quelques semaines. Je fus coincé entre deux personnes desquelles émanaient pour la première une très forte odeur de brulé, que j'assimilais immédiatement à la présence d'une cheminée mal rêglée dans la maison de ladite personne, une seconde qui elle empestait, oui je crois que le mot est juste, empestait donc le parfum type eau de cologne, mais en version beaucoup plus puissante, le genre d'odeur qui prend à la gorge...
Et je me retrouvais là, telle une sardine entre une bûche calcinée et un flacon de parfum... à me dire, mais bon sang il est bien lent le train ce matin
Par Dams, mardi 30 mai 2006 à 20:15 :: Rubrik-à-brak
Le sourire...
La transition est presque évidente, après le bonheur me vient l'envie de parler du sourire, à première vue, le sourire évoque un des moyens les plus primaires utilisé par l'homme pour exprimer des émotions potitives, à aller voir ce qu'on peut trouver comme définition sur le sourire, acte anodin et pourtant si révélateur, on peut tomber par exemple la définition de Wikipédia :
Sourire : En physiologie, un sourire est une expression du visage qui se forme par la tension de muscles, plus particulièrement aux deux coins de la bouche, mais aussi autour des yeux. Il exprime généralement le plaisir ou l'amusement, et joue ainsi un rôle social important.
Rien de bien transcendant à première vue dans cette définition, mais en cherchant un peu plus surprise, je tombe sur la définition du Dico de l'Amour et des pratiques sexuelles :
Sourire : Grimace éphémère et typiquement humaine, qui réalise par le simple écartement du coin des lèvres, la somme la plus universelle, la plus consolante, la plus aimable, des expressions silencieuses de la séduction : le sourire est, symboliquement, une "zone érogène" envoûtante.
Un sourire peut donc dans certains cas être beaucoup plus révélateur qu'on le pense, mais mon quotidien m'oblige à faire ce constat accablant, je n'ai pas souvent l'occasion de voir les gens que je croisent esquisser le moindre sourire, tant dans les transports en commun qu'au pied des tours de mon travail... Pourquoi cela ? Il me semble invraisemblable que mes contemporains pensent tous que le sourire est un outil de séduction, c'est avant tout un moyen d'exprimer des sentiments bienveillants et positifs à son entourage au sens large, mais alors pourquoi... Je vous l'avoue volontiers je sèche... Je ne sais pas... Il y aurait une sorte de pudeur, qui fait qu'on répugne simplement à montrer ses sentiments ? Soient-ils positifs ou négatifs ? Assiste-t-on à une sorte d'asseptisation des relations humaines hors des cercles de la famille et des connaissances proches (amis, boulot...) ? Je ne pense pas, à bien y réfléchir je pense simplement que l'on a de plus en plus de mal actuellement à montrer ses sentiments.
Et là je me dis d'un seul coup, en me relisant je me dit... idiot ! tu projettes...
Par Dams, lundi 29 mai 2006 à 20:27 :: Réflexions
Le bonheur est un état d'esprit...

Le bonheur, tant de mystère se cache derrière ce simple mot... C'est à la fois un idéal, un rêve, mais aussi un vécu quotidien, fugace, et imperceptible...
J'en suis presque convaincu, l'être humain n'est pas "habitué" au bonheur, n'est pas réceptif à ce qui pourrait être le bonheur... Il est sans cesse en quête de plus, de mieux, et a la fâcheuse de ne jamais se satisfaire de ce qu'il possède. Même si tout semble aller pour le mieux, il y a toujours raison à se plaindre, il y a toujours un élément ternissant son existence, empêcheur d'être heureux en rond...
Sans cesse on oscille entre le "il y a mieux ailleurs" et le "il y a pire ailleurs" suivant l'humeur du moment, en cas d'accès d'optimisme où de pessimisme. Mais rares sont les moments où l'on se prend à s'avouer qu'on est heureux, il y a une sorte de pudeur, d'interdit, de réticense à se déclarer, comme si l'idée même de bonheur gardait à jamais son status d'idéal inaccessible au commun des mortels.

Je me prends souvent moi-même à me demander "suis-je heureux ?" et même là je ne sais pas quoi répondre. Certes je n'ai pas à me plaindre, je suis loin d'être mal loti, mais de là à me déclarer avoir atteint le bonheur, j'ai encore des scrupule, comme un blocage, comme un mur infranchissable, un besoin d'absolu non épanché...
J'ai l'impression que j'oscille, entre petits moments de bonheur, de malheur ou d'une espèce de neutralité due au fait de ne pas y penser. Car il est bien dur de se cataloguer heureux ou malheureux, bien des nuances sont permises, souvent ténues, fugitives et vagabondes, mais force est de constater que le plus souvent, pour paraphraser l'ami Prévert : "On reconnait le bonheur au bruit qu'il fait en s'en allant "
Par Dams, dimanche 28 mai 2006 à 22:25 :: Réflexions
La loi de la jungle...

Miracle, en cette fin d'après-midi, le soleil a daigné illuminer de ses rayons nos contrées verdoyantes. Je suis immédiatement saisi par une envie impérieuse d'aller faire un petit tour au jardin, jusqu'alors interdit par un temps maussade et plus qu'humide.
Le temps de passer un short, de mettre des chaussures et je suis dehors, à réaliser l'état des lieux de mon grand coin de verdure. Et comme prévu, c'est l'anarchie sylvestre, le chaos végétal, l'enfer vert...
Qui du liseron, qui des herbes folles, qui du lierre, qui du chien-dent, qui du trêfle, tout ce beau monde se dispute le moindre mêtre carré de terrain à qui poussera le plus dru, le plus haut ou le plus vite. En tant que jardinier mandaté par génitrice je me doit d'intervenir et de restaurer un semblant d'ordre en ces lieux laissés à eux-même un petit peu trop longtemps...
Me voici donc en ces lieux broussailleux, à arracher les graminées, à inspecter les rosiers, les dahlias, les rosiers, à ramasser les feuilles mortes, au milieu de moustiques vampiriques, de moucherons virevoltants et autres insectes non-identifiés.
Je remets donc un semblant d'ordre dans cette sylve aléatoire, profitant d'un soleil couchant des plus agréables... Les plus sarcastiques diront que ça me change de mon écran et bien oui, et ce n'est pas pour me déplaire :).
Par Dams, samedi 27 mai 2006 à 23:10 :: Réflexions
Quoi de neuf sur la Terre...

Comme d'habitude, c'est déprimant.
En même temps qu'est-ce qui m'a pris ? Déjà il ne faisait pas beau, depuis 3 jours le temps hésitait entre pluie et grisaille, températures fraîches pour la saison, et dire que dans 20 jours c'est l'été...
Et au milieu de tous ces vecteurs de morosité, quelle idée, oui qu'elle idée d'aller voir les titres des informations sur le Net ? Pouvez-vous me le dire ? Car là, comme d'habitude, en première page du site du journal Le Monde se dresse par pleines colonnes l'immonde, le malheur, la bétise, avec de ci de là quelques étoiles de bonheur et d'espérance...
Entre les scandales politico-médiatiques, les conflits inter-religieux, les morts de quelques célébrités ou de nombreux inconnus, les faits et méfaits sportifs, subsistent quelques découvertes scientifiques, quelques initiatives d'ONG essayant de lutter contre le merchantilisme ambiant ou réussites financières...
Tout cela laissant au lecteur déjà très motivé une impression que l'on pourrait facilement résumer par "Tout fout le camp !!!"
Mais non il ne faut pas se laisser aller au fatalisme, tout n'est pas si noir, tout n'est pas perdu, tant qu'il y a de la vie comme on dit, il y a de l'espoir.
Par Dams, vendredi 26 mai 2006 à 21:43 :: Réflexions
La métaphysique de la serpillière.
Enfin, ça y est, j'ai finalement réussi à trouver la motivation nécessaire pour réaliser le grand nettoyage de mon chez moi... Je ne sais pas pourquoi, je n'arrivais pas à m'y mettre, repoussant sans cesse l'échéance, sortant l'aspirateur comme pour me donner du courage, et le laissant là, au milieu du salon, tel un jeune phoque échoué, inerte et sans vie...
Ce matin, le premier d'un long week-end de quatre jour, j'ai réussi, le mammifère marin s'est éveillé, et de son ronflement devenu sonore avec l'âge il a aspiré les poussières devenues moutons sous les meubles concentrationnaires... Première victoire, et comme prévu, elle apporte un sursaut de motivation, le seau et la serpillière, qui attendaient sagement d'entrer à l'oeuvre depuis des temps immémoriaux en frétillent d'impatience, le moment est venu d'entrer en action.
Le cérémonial est rodé, ceux qui ont eu la (mal)chance d'être mes cothurnes connaissent mes méthodes, je passe en effet la serpillière à la manière de Cendrillon, qui avait éprouvé la méthode, il n'y a qu'en se plongeant au plus près de la crasse qu'on la vainc aisément. Telle une grenouille diabolique je sautille, je couvre le moindre centimètre carré de surface pour redonner à mes sols leur splendeur d'autrefois. Et c'est alors que... non... pas possible... comment cela se fait-il... par quel prodige ?
Là sous mes yeux sceptiques, une sorte de miracle sournois se produit... Pourtant me dis-je, la dernière fois, à peine le salon fini l'eau de mon seau était déjà noire non ? Et là rien, je continue cependant ma folle sarabande et il faut attendre la fin de la mission pour voir l'eau ayant enfin pris la couleur noire désirée, synonyme de la mort provisoire de la saleté. Les pièces gagnantes du jeu du "je noircis l'eau", la cuisine et le couloir me permettant de sortir de chez moi... Je me pose alors pour réfléchir un peu...
Y-a-t-il quelque conclusion à tirer de cette expérience ménagère ? Je crois que oui... Mes conclusions, en avant-première mondiale : la vie dans une maison se mesure à l'aune de la noirceur de l'eau utilisée pour passer la serpillière... En effet, l'aspirateur ayant éliminé les poussières fruits de l'usure fibreuse des tissus de maison, les divers appendices capilaires perdus par les habitants de séant et les quelques poussières que le vent généreux a amené, que reste-t-il ? Le fruit de l'activité humaine, les saletés amenés par les fourbes semelles des visiteurs et de l'habitant et les divers éclaboussures produites par les activités culinaires...
Partant de ce constat, doute et consternation, seul dans une grande maison, ça manque de vie tout ça, seul je n'arrive même pas à bien la salir...
Par Dams, jeudi 25 mai 2006 à 14:45 :: Réflexions
Moshi moshi !

Ce matin, je sors de la douche, enroulé dans ma serviette, je commence à me raser quand tout-à-coup mon portable sonne au salon... Comme d'habitude, loi de Murphy, il sonne toujours au plus mauvais moment, je décide que ça attendra, au pire je rappelle le correspondant.
Mais le correspondant n'affiche pas son numéro... Cela doit être un faux numéro me dis-je. 2 minutes plus tard, le téléphone émet un bip, synonyme de la réception d'un message vocal. J'écoute : "Bonjour, c'est bien Hélène ?
Peu après, durant mon trajet quotidien rebelote, le téléphone sonne, cette fois ci je décroche, s'en suit le dialogue suivant, quelque peu surréaliste :
Moi -"Bonjour"
Elle -"Bonjour... c'est bien le portable d'Hélène ?..."
Moi -"Non désolé vous devez vous tromper de numéro."
Elle -"Pardon ?"
Moi -"Je disais vous avez du faire un faux numéro."
Elle -"Ah bon ? Vous connaissez le numéro d'Hélène ?"
Moi -"Euh non pourquoi ?"
Elle -"... Je n'y comprend rien..." et elle racroche...
Et vous vous connaissez le numéro d'Hélène ?
Par Dams, mercredi 24 mai 2006 à 09:26 :: Rubrik-à-brak
Rien à dire...
Non ce soir je ne sais pas... rien à dire, rien de passionnant à l'horizon, aucune envie de battre le fer (dans le vent) avec un sujet épineux, avec un fait de société ou encore avec un exemple quotidien démontrant que l'horreur est humaine...
Je n'arrive pas à déméler les méandres de mon cerveau quelque peu torturé pour en tirer quoi que ce soit de potable, on verra demain si ça va mieux.
Par Dams, mardi 23 mai 2006 à 20:14 :: Réflexions
Occulophilia...

Ce qui me connaissent bien le savent, je fais une fixation sur les fenêtres de l'âme...
Je ne sais pas trop me l'expliquer moi-même, cette importance démesurée que j'accorde au regard. Cela tient à la fois du mystique et du rationnel. Le regard porte en lui une sorte d'énergie, une sorte de jugement, il a cette capacité à vous mettre à nu déconcertante.
J'en ai fait de très nombreuses fois l'expérience, et je n'arrive pas à m'y faire, un regard me trouble facilement (bon je l'avoue, seulement dans le cas d'un individu de sexe opposé). Il suffit qu'une gente demoiselle plonge son regard dans le mien pour me faire fondre, me troubler, me faire baisser les yeux... Je travaille activement les techniques de duel occulaire, mais j'ai beaucoup de progrès à réaliser encore...
En poussant un peu plus loin les réflexion, je trouve qu'il y a un rien d'immortalité dans le regard, une sorte d'intemporalité, outre le fait que les yeux sont les parties du corps qui d'aspect vieillissent le mieux (sauf dans certains cas particuliers je l'accorde), un regard a quelque chose d'éternel...
C'est une arme redoutable, pouvant exprimer bien des choses, pouvant blesser, réconforter, accuser ou encore interroger.
Il doit être manié avec prudence car il peut être mal interprété, suivant les cas, l'interlocuteur blessé peut avoir des réactions aggressives de défense. Il m'est déjà arrivé de voir des personnes se battre sous prétexte que l'une d'elle avait "mal regardé" l'autre. On assiste dans ce cas à une erreur des plus communes... En effet, la plupart du temps, la partie la plus importante est l'interprétation du regard, il n'est jamais très évident de savoir ce qu'un regard veut dire, mais il est toujours un peu facile de l'interpréter à tord, et dans certains cas de s'en servir comme prétexte. Car évidement on projette beaucoup de ses attentes dans le regard des autres.
Par Dams, lundi 22 mai 2006 à 20:59 :: Réflexions
Mode zombie...

Aujourd'hui c'est raide... J'ai un peu abusé de mon temps de sommeil la semaine dernière, les nuits de 5 heures de samedi à dimanche et 4h30 de dimanche à lundi ont achevé de m'achever.
Heureusement cette courte semaine ne s'annonce pas laborieuse, puisqu'elle ne dure que 3 jours ouvrés, et que la charge de travail est actuellement presque nulle, comme quoi trop d'efficacité nuit, maintenant on s'ennuit.
Par Dams, lundi 22 mai 2006 à 16:43 :: Rubrik-à-brak
Si le coeur vous en dis, postes de rédacteurs à pourvoir...

Ce blog est un espace d'expression, mais étant donné que je suis le seul à m'exprimer, j'ai des scrupules...
J'ai donc décidé de vous donner la parole, ceux d'entre vous désirant un compte de rédacteur peuvent me le faire savoir ici, je leur donnerai un accès et ils pourront s'exprimer, poster des sujets, donner leur avis, participer somme toute à la construction de ce blog.
Avis aux amateurs.
Par Dams, lundi 22 mai 2006 à 11:02 :: Informations
Tout fout le camp...
Ce week-end était des plus agréables.
Samedi soir en visite de Musées by night avec des amis, le Musée des Arts et Métiers nous a révélé les trésors de l'esprit humain, capable d'inventer des outils merveilleux, faisant preuve d'inventivité, d'imagination, de courage et de détermination pour amener au bout des rêves incensés et trouver des réponses à de nombreuses questions... Puis un tour à la Cité de la Musique pour l'exposition Lennon, histoire de se remuer les oreilles, et de réviser ses classiques.
Le Dimanche, visite d'un Pote à Orléans, jolie ville quand même, bien plus à taille humaine que la capitale.
Bref deux bonnes journées, à deux détails près hélas... Deux démonstrations par l'exemple de personnes que ma grande sollicitude appelerait simplement des irrespectueux, je vous passe avec aise les autres termes qui me viennent à l'esprit...
Décrivons en situation lesdits énergumènes :
énergumène du samedi : dit "le Lama", il se caractérise par une apparence extérieure ambivalente, mêlant pantalon à pinces noir, belles chaussures en cuir, chemise et dessus le tout un blouson de cuir type motard dépareillant totalement l'ensemble. Au premier abord rien de méchant, mais lorsque cette personne allume une clope qu'il vient de soustraire du paquet d'une demoiselle fort serviable, tout change... L'Homme disparaît et fait place à la Bête ! Qui n'est autre qu'un ridicule Lama péruvien aux glandes salivaires surproductives... En bref le jeune homme crache et recracher et n'en finit de cracher, quand il a fini sa cigarette le sol devant lui est une marre visqueuse de salive des plus appétissantes...
énergumène du dimanche : dit "l'incontinent"... Celui modèle se caractérise par un air de monsieur tout le monde, à le voir sortir de la cathédrale d'Orléans il a tout du fidèle dominical prenant l'air après une prière. Mais détrompez-vous, car peu de temps après sa sortie, un évènement ignoble se produit, l'Incontinence est plus forte que l'Homme, qui profite de la relative discretion procurée par les lourds piliers du contrefort pour soulager ses besoins... Et par là même nettoyer sa gorge sûrement aussi encombrée que celle de notre Lama du samedi...
Je ne sais pas vous mais moi ça me choque, je n'espère pas paraître emprunté ou tâtillon, mais... mais non quoi... il est des choses qui ne se font pas. Et ça me désole de voir que ce n'est pas une évidence pour tout le monde.
Par Dams, dimanche 21 mai 2006 à 21:52 :: Réflexions
Où sont les femmes ?

Ce post fait suite à diverses observations de la gent féminine durant mes trajets quotidiens, il faut dire que j'ai le temps avec 2h30 de RER par jour...
Pour planter le décor, une scène au suspens torride, à l'ambiance lourde et tendu, digne des plus grandes scènes de films de gangsters holliwoodiens. Non je rigole, il s'agit tout juste d'une petite scénette entre trois jeunes demoiselles dans le RER, je leur donnerais dans les 14 - 15 ans. Lesdites demoiselles, grandes amies je supposent, discutent en rigolant sur leur trajet de retour. Mais voilà, la rigolade tourne vite à la dérision, l'une des trois est la cible de la part des 2 autres de piques plus ou moins acerbes en rapport avec la vie sentimentale de la première. Rien de bien grave jusque-là me direz-vous... Si ce n'est que la réaction de la demoiselle piquée au vif vint à l'encontre de tous mes jolis préjugés sur la délicatesse féminine... En effet ladite furie, en seule réponse aux taquineries de ses camarades, leur envoya de généreux coups de poing sur les épaules, avec un manque de retenue qui me faisait mal pour les victimes.
Mais que se passe-t-il ? Assiste-t-on à une masculinisation des comportements féminins ? Personnellement je ne me vois pas frapper une autre personne, sauf en cas de légitime défense, et encore si cette personne est de sexe opposé, je préfèrerais largement la maîtriser que lui porter des coups... Mais voir des filles recourir si facilement à la violence physique ça me dépasse, et un petit tour sous l'ami google confirme mon impression, je ne suis pas le seul à penser à ladite masculinisation et à se poser des questions sur les comportements de plus en plus virils des représentants de sexe féminin de l'expèce humaine (au passage, j'ai l'impression d'avoir loupé ma voie, j'aurais du faire sociologie, l'humain est bien plus intéressant que la machine u_u).
A l'opposé, l'homme moderne évolue aussi, il se met à cuisiner, à faire le ménage, à empiéter sur les territoires auparavant réservés (et imposés) à la femme, il revendique le droit à son congé de paternité, s'occupe des enfants, des courses, du repassage... Il commence à reconquérir sa féminité en se réappropriant les domaines qu'une virilité quelque peu machiste lui empêchait d'aborder, avec beaucoup d'humilité et parfois de difficultés...
Personnellement autant je me réjouis de cette dernière évolution, autant la première m'effraie un peu, même s'il ne faut pas généraliser et que ce n'est pas le cas de toutes les gentes demoiselles, heureusement...
Franchement, nous vivons une époque formidable !
Par Dams, samedi 20 mai 2006 à 01:04 :: Réflexions
La nuit des musées.

Samedi 20 avril se déroule la Nuit des Musées, plus de 1000 lieux culturels de l'hexagone ouvrent leurs portes gratuitement by night et offrent même des représentations et spectacles en leur sein
Parmi ces sites il en est des célèbres, citons :
- Les Arts Décoratifs
- Le Musée Du Louvre
- Le Centre Georges Pompidou
- La Grande Galerie de l'évolution du Muséum National d'histoire Naturelle
- Le Musée Rodin
- La Cité des Sciences et de L'industrie
Alors c'est le moment de se cultiver les amis 
Par Dams, vendredi 19 mai 2006 à 23:49 :: Informations
De l'accessoire religieux à la Religion accessoire...

Je dois être un extrémiste, un sur-respectueux moral, un extra-terrestre...
Je ne sais pas vous, mais il y a des détails du comportement de mes contemporains qui me blessent, me choquent. C'était le cas ce soir, pour une raison toute bête, que je vais tâcher de vous exposer dans les détails...
Ce jeudi soir, un jeudi soir comme les autres, de retour du travail en transport en commun. Le RER se vide peu-à-peu quand entre dans le vagon une ombre noire, s'asseyant à côté de moi. Comment dire, rien de spectaculaire, une jeune femme musulmane portant les vêtements traditionnels...
Enfin... traditionnels si l'on veut, car j'ai de grands doutes quand à le volontée religieuse de son accoutrement. Certes l'abaya (longue robe noire) et le hijab (voile couvrant la tête et les cheveux, pas le visage ici) peuvent être considérées comme des marques religieuses portées par la demoiselle, mais quel est l'état de conscience religieux de celle-ci ?
Bourrelé de préjugés que je suis, sa tenue m'évoque malgré moi une appartenance à un mouvement religieux conservateur, pour garder un ton neutre. Mais une observation plus minutieuse révèle vite qu'il n'en est rien. En effet, la demoiselle est polymorphe, en plus de ses atours sensés préserver sa pudeur, elle n'a oublié aucun détail de la parfaite panoplie de l'occidentale fashion-victime. Ongles manucurés au millimètre et vernis, maquillage notable, sourcils épilés au nanomètre, chaussée des dernières Nike à la mode, portant un sac-à-main en cuir Lonchamp, un lecteur mp3 et passant le trajet au téléphone, rien ne saurait la distinguer d'une jeune française "standard", si ce n'est bien sur les 2 parures noires recouvrant le tout...
Je m'imagine alors la scène maintenant classique, supposons la demoiselle contrainte par des principes de laïcité d'ôter ces signes religieux ostentatoires. Il est certain qu'un tollé éclatera prétextant qu'il est de son droit d'exprimer ses appartenances religieuses au travers du port du voile.
Certes, mais en face de cela quels sont les droits de ces milliers d'iraniennes (pour ne citer qu'elles), confinées dans des costumes sans choix possible ?
Il me paraît à présent évident (attention c'est un avis personnel) que la majorité des polémiques au sujet du port du voile sont hypocrites et mal-fondées... Car il est de deux poids deux mesures... L'immense majorité des femmes portant le voile en Occident ont transféré le rôle religieux du voile sur le domaine esthétique, s'en servant ni plus ni moins que comme un accessoire vestimentaire, ne gardant de l'ensemble des rêgles religieuses imposées que les éléments seyants ou non contraignants. Cependant le fait de devoir l'ôter en classe par exemple pour les jeunes musulmanes ne manque jamais de faire du bruit... On hurle alors au non respect des libertés, il faudrait choisir....
Je ne saurais me prononcer... Comme d'habitude tentons la projection, je ne sais pas si j'étais elle, je n'oserai même pas porter le voile, sans penser avec honte à mon insolence vis-à-vis de ces milliers de femmes sans droits cloîtrées derrière leur grille de tissus...
Par Dams, jeudi 18 mai 2006 à 20:34 :: Réflexions
This Summer in Paris, programme de sociabilisation ^_^
Je sais pas si c'est l'approche de l'été, mais en ce moment j'ai des envies de sortir...
Le programme de l'été s'étoffe de jour-en-jour, dernières programmations en date :
- Vendredi 9 juin 20h, concert des Red Hot Chili Peppers au Palais Omnisport de Paris Bercy. Pour la sortie de leur dernier double-album les Red Hot nous font l'honneur d'une visite dans l'hexagone, concert qui s'annonce des plus bondissants.
- Première ou deuxième semaine d'Août, petit voyage en Finlande pour rejoindre un clone perdu dans une contrée où la nuit aura alors disparu.
- Les 25 et 26 août, 4ème festival Rock en Seine au domaine national de Saint-Cloud, là encore, ça va bouger.
Avec un WE sur la côte Atlantique et un en Hollande à planifier, l'été va être occupé
Par Dams, mercredi 17 mai 2006 à 21:53 :: Informations
Quand la musique est bonne...
7h47, le RER arrive en gare.
La petite foule des usagers habituels se presse à l'ouverture des portes afin de trouver qui d'une bonne place, qui de sa place habituelle, qui de son collègue de voyage quotidien.
Comme tous les jours je ne me pose pas trop de questions et prend la première place disponible pas trop loin de la sortie pour éviter le rush à l'arrivée, et recommence mon cérémonial quotidien.
Allumage de l'iPod, pose des écouteurs, choix de la musique, rêglage du volume, je suis fin prêt. Ce matin, pour éviter l'intoxication Red Hot (qui serait regrétable avant le concert du 9 juin, sous réserve que je reçoive ma place) je change pour du New Model Army et ma favorite Vagabonds. Et là joie habituelle, il est de ces musiques qui font de l'effet, aux premiers accords de violons je frissonne, je monte un peu le son, un régal... Je suis la mélodie, anticipe légèrement, le rythme s'accélère et le chanteur pousse son "Hey" signal du départ du riff de guitare. Que du bonheur...
Encore un de ces moments hors du temps qui ont la faculté de vous gonfler à bloc pour la journée.
Par Dams, mercredi 17 mai 2006 à 09:36 :: Réflexions
To sleep or not to sleep...
Il est bientôt 1h du mat et le sommeil me gagne, mais paradoxalement je n'ai pas envie d'aller me coucher.
Le plus ennuyeux quand on vit tout seul dans un appart ou une maison, et qu'on fixe ses propres rêgles, c'est qu'étant juge et partie, il est fréquent de ne pas être raisonnable...
Dès lors tout commence à être improvisé, il n'est pas rare de rentrer et de se préparer un repas à base d'une betterave rouge, une salade de pâtes à l'estragon et c'est tout, puis de faire la loque devant son PC entre jeu en ligne, msn, anime ou pendant les grands accès de motivation petites parties de DDR.
Je suis bien placé pour vous le dire, puisque c'est en substance mon programme de cette soirée, je sais, je n'ai pas honte et j'assume pleinement mon état de geek décérébré psychopathe
Cependant lorsque 1h11 s'affiche à l'horloge, les scrupules me gagnent et m'obligent à écourter ce post, de crainte d'une journée en état zombie demain.
Et après vous me direz que l'être humain n'est pas plein de contradictions.
Par Dams, mercredi 17 mai 2006 à 01:13 :: Réflexions
Ce matin au boulot...
L'open space est plus qu'à moitié vide... 7 personnes seulement sur les 20 que notre lieux de travail peut contenir...
Il est vrai qu'une partie de mes collègues sont soit en congés, soit chez le client.
Aucun bruit dans cet espace de travail, si ce n'est le léger souffle de la climatisation ou les quelques bruits provoqués par les touches de clavier et les boutons de souris.
Soudain, un "ça y est ! ça commence" trouble le silence, c'est le cris de la qualifieuse qui vient de trouver une anomalie, la journée débute bien, on va avoir du boulot.
Par moment je m'étonne moi-même... Je vis parfois avec une sorte de détachement des choses qui m'entourent, une distance, une vision à la troisième personne ayant des effets plus que saississants.
Cette sensation d'être plus spectateur qu'acteur est toublante, mais guère propice à l'efficacité...
Aller je me reprends en main, il est plus que temps de se remettre au travail, de réintégrer les masses laborieuses.
Première étape, en bon petit développeur autiste je visse mes écouteurs sur mes oreilles, lance un bon petit Red Hot et c'est parti.
Par Dams, mardi 16 mai 2006 à 10:02 :: Réflexions
But de la rubrique-à-brac.
Dans cette catégorie les inclassables, les sauts d'humeurs, les gags, les anecdotes...
En fait tout ce qui ne rentre ni dans Informations, ni dans Réflexions, je sais c'est une solution de facilité mais c'est bien plus pratique que de multiplier les catégories
Par Dams, mardi 16 mai 2006 à 09:40 :: Rubrik-à-brak
Avant de vraiment démarrer, quelques rêgles de savoir-vivre...
Les commentaires sont libres, la démocratie est parmi nous.
Cependant, afin de ménager la susceptibilité et la sensibilité du maître de ces lieux (moi en l'occurence) il est conseillé de suivre les quelques rêgles de savoir vivre suivantes :
- éviter le langage sms, les abbréviations, notre belle langue française est déjà assez martyrisée comme ça...
- essayer de ne pas poster de commentaires lapidaires ou inutiles de type "j'sui d'accord", ou "XDD"
- ne pas hésiter à employer un verbe fleuri et haut en couleur
- l'humour et l'ironie doivent être maniés avec goût et délicatesse
- les accès d'humeur polémiques ou vindicatifs sont à éviter
- le bon sens est à privilégier
Respectant ces quelques rêgles de base un post a toutes les chances de survie ici.
A bon entendeur salut !
Par Dams, lundi 15 mai 2006 à 23:31 :: Informations
Et au début il n'y avait rien...
Pourquoi ? Pourquoi ce blog me direz vous... et bien je ne sais pas. Il y en a bien qui étalent leur vie d'un ennui sordide dans des blogs insipides en répétant à tout va "post tes coms!!!". Il y en a bien qui n'ont rien à dire et l'hurlent à longueur de pages vides.
Alors pourquoi pas moi ? Mes amis n'arrêtent pas de me dire "tu penses trop"... alors pourquoi ne pas en faire profiter les autres et leur faire partager ces idées qui m'encombrent, m'entourent et ne me quitte jamais, j'ai beau essayer d'arrêter, je cogite toujours...
C'est parti donc, posons par écrit les idées germant dans mon obscure boîte craniène quelque peu dérangée.
NB : la plupart des articles qui suivront seront écrits dans un style libre, plus proche de la pensée déclarative que du texte réfléchi et structuré, l'auteur s'en excuse par avance mais cette manière de procéder est plus propice à la restitution des idées ^_^
Par Dams, lundi 15 mai 2006 à 21:36 :: Informations